Bilan de la commémoration du 20eme anniversaire de la mort de Thomas Sankara présenté par le comité national d’organisation

Le comité national d’organisation de la commémoration (CNO) du 20eme anniversaire de la mort de Sankara a présenté lors d’une conférence de presse, le 21 décembre à Ouagadougou, le bilan de l’année Sankara au Burkina Faso. Vous trouverez ci-dessous, la déclaration liminaire ainsi que deux articles, un de Sidwaya et un du Pays rendant compte de la conférence de presse.

 


 

2007: ANNEE THOMAS SANKARA

 Comité National d’Organisation

Commission Information/Communication

Conférence de presse, 21 décembre 2007

Lieu: Centre de presse Norbert Zongo

            Ouagadougou

 

 

Déclaration liminaire

  

Mesdames, messieurs les journalistes,

 Chers camarades,

 Une fois de plus nous nous retrouvons, mais cette fois pour vous faire le bilan des activités que nous avons menées au cours de l’année 2007 baptisée «Année Thomas Sankara».

 Mais avant toutes choses, permettez-nous, en tant que premiers responsables du Comité national d’Organisation de ces manifestations, de vous remercier, vous, journalistes, leaders d’opinion et d’expression, hommes et femmes de vérité et de justice, soucieux du devenir humain, pour l’effort immense et le courage exemplaire que vous avez déployés pour participer et contribuer à cette entreprise d’information sur la Révolution d’Août 1983 et sur son leader, le Capitaine Thomas Sankara.

 S’agissant des activités réalisées au cours de «l’Année Thomas Sankara», elles peuvent se résumer comme suit:

      Deux (2) projections de film sur «Thomas Sankara, l’homme intègre» de Robin SHUFFIELD ont été organisées à l’occasion du FESPACO;

         le même film a été projeté à la cité universitaire de Tampouy et à la cité universitaire de Zogona;

         participation au premier forum social burkinabè en Mars 2007 à Loumbila. Le même film a été également  projeté à cette occasion;

         quatre (4) autres projections de films sur Thomas Sankara ont eu lieu à l’occasion du symposium international, dont deux sur «Thomas Sankara, l’homme intègre» et deux sur «Fratricide au Burkina» de Didier MAURO et Thuy-Tiën HO;

        quatre (4) conférences de presse ont été tenues de Juillet à Septembre 2007;

    trois (3) concerts musicaux ont été organisés;

    le symposium international Thomas Sankara prévu a été effectivement tenu;

         l’accueil de la caravane sur Thomas Sankara,le 14 octobre;

         l’accueil de Mariam Sankara, Veuve du Président Thomas Sankara à l’aéroport international de Ouagadougou, le 14 octobre;

         la commémoration du 20è anniversaire de l’assassinat du Président Thomas Sankara, le 15 octobre 2007;

         la commémoration du 20è anniversaire des assassinats de militaires à Koudougou, le 27 octobre 2007. A cette occasion, les activités suivantes ont été menées dans cette ville:

 ·       dépôt de gerbes de fleurs sur la fosse commune des militaires assassinés;

 ·       tenue d’une conférence publique sur le thème «l’impunité et réconciliation nationale»;

 ·       projection de film sur «Thomas Sankara l’homme intègre»;

 Sur un budget prévisionnel d’environ 50 millions de F CFA, une somme de 5 161 796 F CFA a été mobilisée contre un montant de 5 889 403 F CFA au titre des dépenses dans la réalisation des différentes activités. Il se dégage alors un déficit de 727 607 F CFA. Le Comité nationale d’organisation serait une fois de plus reconnaissant à la solidarité des bonnes volontés pour leurs contributions en vue d’apurer ses dettes.

         Malgré donc la modicité des moyens dont nous avons pu disposer grâce aux sacrifices individuels et collectifs, tant au niveau national qu’international, malgré les multiples pièges posés par le pouvoir de Blaise Compaoré, les tentatives d’étouffement de nos manifestations par ses relais administratifs et politiques, malgré la débauche de moyens dont ils ont fait montre, les manipulations et le passage en première ligne des cerveaux du régime, la voix du 20ème anniversaire de l’assassinant du président Thomas Sankara a été entendue, écoutée et comprise.

Le peuple burkinabè, les poches et le ventre vides mais déterminé, a répondu massivement à l’appel du 20ème anniversaire. Les sankaristes et sympathisants de l’extérieur ont effectivement répondu présents: Africains, Américains, Européens, etc. et ont participé au symposium ainsi qu’aux différentes manifestations organisées à l’occasion de «l’Année Thomas Sankara».

Là où nous n’étions  pas physiquement, nous avons compris que le monde était avec nous, de cœur et d’esprit.

 

Mesdames, messieurs les journalistes,

Chers camarades,

Nous voudrions saluer particulièrement la présence à cette commémoration de la veuve Mariam Sankara dont la présence vingt ans après la catastrophe sanglante du 15 octobre 1987 et le pèlerinage sur la tombe des illustres disparus, a mobilisé un monde fervent et admiratif du courage et de l’intégrité de celle qui fut et reste dans beaucoup de cœurs, la vraie Première Dame du Burkina Faso.

          Merci à toutes les forces sociales et politiques qui ont été à nos côtés durant toutes les activités commémoratives.

Merci à toutes les délégations étrangères pour leur présence à nos côtés au Burkina Faso, d’une part, et pour le succès des commémorations du 15 octobre dans leurs pays respectifs ainsi que leurs contributions diverses, d’autre part.

 

Mesdames, messieurs les journalistes,

 Chers camarades,

         Le rapport général du symposium en élaboration sera publié en tant utile pour perpétuer le partage des idées et de la foi qui nous anime. Ce symposium a permis de jeter les jalons de la conceptualisation du sankarisme, de même qu’il a été l’occasion d’enregistrer un capital de témoignages historiques qui ont permis de mieux appréhender la Révolution burkinabè et la tragédie du 15 octobre 1987.

En outre, une des recommandations du symposium a été de mettre en place un comité restreint de travail, en vue de dégager un certain nombre de pistes de travail pour les années à venir.

D’ores et déjà se dessine une solidarité renforcée entre les structures multiples et multiformes qui s’intéressent à la vie et à l’œuvre du Président Thomas Sankara, aux victoires et aux leçons de notre Révolution.

Nous relèverons le défi de l’unité des sankaristes, de l’organisation de nos forces afin de présenter une alternative forte et crédible aux errements des régimes corrompus et asservis aux intérêts mortels contraires au bonheur de nos peuples.

Grâce à la détermination et aux sacrifices de tous, le bilan du 20ème anniversaire est plus que positif: il est triomphant. Une fois de plus, nous aurons compris que «Là où s’abat le découragement s’élève la victoire des persévérants».

 

 

La patrie ou la mort nous vaincrons!

 


Le Comité d’organisation tire un bilan plus que satisfaisant

Un article de Séni Dabo publié dans Le Pays (Ouagadougou) 26 Décembre 2007

 Le Comité national d’organisation (CNO) de l’Année Thomas Sankara a animé le 21 décembre 2007 à Ouagadougou une conférence de presse. Il s’est agi de faire le bilan de l’année 2007, baptisée du nom du défunt président du Conseil national de la Révolution (CNR), qui a été marquée par le 20e anniversaire de son assassinat. A propos de celui-ci, le CNO a qualifié le bilan qu’il en a tiré de plus que satisfaisant.

L’année 2007 tire à sa fin et c’est le moment choisi par les partisans du défunt capitaine burkinabè Thomas Sankara pour faire le bilan de celle-ci, qu’ils ont d’ailleurs baptisée "Année Thomas Sankara". Pour ce faire, le Comité national d’organisation (CNO) de cette année a animé une conférence de presse au Centre national de presse Norbert Zongo le 21 décembre 2007 qui se trouve être la date anniversaire de la naissance de l’ancien président du Conseil national de la Révolution (CNR). Dans sa déclaration liminaire, Chériff Sy, président du CNO, a énuméré les activités menées dans le cadre de l’Année Thomas Sankara. Elles se résument en projections de films sur Thomas Sankara, notamment "Thomas Sankara, l’homme intègre" de Robin Shuffield et "Fratricide au Burkina" de Didier Mauro et Thuy-Tiën Ho, en des conférences publiques ou de presse, en l’organisation de 3 concerts musicaux, etc. Le clou des activités reste la commémoration du 20e anniversaire du 15 octobre 1987, date de la fin sanglante de la Révolution d’août 1983. Celle-ci a été marquée avant le jour J par le symposium international sur Thomas Sankara, l’arrivée de la caravane Thomas Sankara à Ouagadougou partie de Mexico et surtout la venue de la veuve Mariam Sankara qui est allée s’incliner, pour la première fois depuis la tragédie, sur la tombe de son mari. L’après-15 octobre 2007 a été essentiellement marqué par la commémoration du 20e anniversaire des assassinats de militaires à Koudougou, perpétrés le 27 octobre 1987.

 

Plus de 5 millions mobilisés sur environ 50 prévus

Les différentes activités ont été menées sans moyens financiers conséquents. Selon le président du CNO, seuls 5 millions 116 mille 796 F CFA ont pu être mobilisés sur un budget prévisionnel d’environ 50 millions de F CFA. Les dépenses se sont élevées à 5 millions 889 mille 403 F CFA et il se dégage donc un dépassement budgétaire de 727 mille 607 F CFA pour lequel le président du CNO compte une fois de plus sur les bonnes volontés pour apurer les dettes. Mais l’essentiel pour le comité d’organisation est que les activités en général et la commémoration du 20e anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara aient été menées. Et ce, malgré "les multiples pièges tendus, les tentatives d’étouffement des manifestations" que le président du CNO a imputés au pouvoir en place qui, au même moment, célébrait les 20 ans de la renaissance démocratique avec Blaise Compaoré. Aujourd’hui, et après coup, le CNO tire un bilan plus que satisfaisant et son président le qualifie même de triomphant.

 

Accent sur le symposium international

Dans le détail des activités, le directeur de publication de l’hebdomadaire "Bendré" s’est un peu appesanti sur le symposium international dont le rapport, a-t-il fait savoir, est en élaboration et sera incessamment publié. Selon Chériff Sy, le symposium a permis de poser les jalons de la conceptualisation du sankarisme et a également été l’occasion d’enregistrer un capital de témoignages historiques. Toutes choses qui ont permis, selon lui, de mieux appréhender la Révolution burkinabè et la tragédie du 15 octobre 1987. Au sortir du symposium, il a été recommandé de créer un comité restreint de travail en vue de dégager des pistes de travail pour le futur, a ajouté M. Sy.

 

Une mobilisation populaire exceptionnelle

A l’issue de la déclaration liminaire, le président du CNO et d’autres membres ont répondu à tour de rôle aux questions des journalistes. Il s’agit notamment de Jonas Hien, vice-président et premier responsable de la Fondation Thomas Sankara pour l’humanité qui se chargera, courant 2008, de la mise en oeuvre de la feuille de route du symposium ; de Me Bénéwendé Sankara, président de la commission thème du CNO, et de Jean Hubert Bazié, président de la commission information/communication. Ainsi, et concernant l’absence d’insuffisances du bilan, Jean Hubert Bazié a fait savoir qu’il revenait aux autres d’interpeller le comité car il est pratiquement difficile pour les organisateurs de les déceler facilement. "Si votre pantalon est troué par derrière, ce sont les autres qui peuvent vous le faire savoir", a-t-il ajouté. Par rapport à ce que certains ont qualifié de désordre au cimetière des martyrs de Dagnoën le 15 octobre, Jean Hubert Bazié et Me Bénéwendé Sankara ont relevé que le comité a été tout simplement dépassé par la mobilisation, la ferveur populaire.

De son côté, Chériff Sy, en réponse à une question sur la suite donnée au voeu d’unité des sankaristes exprimé par Mariam Sankara lors de son bref séjour, a tout simplement dit que le pari de l’unité avait déjà été relevé avec la commémoration unitaire du 20e anniversaire du 15 octobre 1987.

 


 

Année Thomas Sankara : "Un bilan triomphant", selon les organisateurs

Un article de Koumia Alassane Karama paru dans Sidwaya le 24/12/2007

 

 Le comité national d’organisation de l’"Année Thomas Sankara" a dressé son bilan au cours d’une conférence de presse le 21 décembre 2007.

2007 tire inexorablement vers sa fin et l’heure est déjà au bilan chez les Sankaristes qui l’ont déclarée "Année Thomas Sankara". Ce bilan, selon le comité national d’organisation est "plus que positif : il est triomphant". Il s’agit là de la substance du message véhiculé à travers la conférence de presse animée par ledit comité dans la soirée du vendredi 21 décembre dernier.

Selon le président du CNO, Shérif Sy, nombre d’activités ont été menées dont des projections de films sur Thomas Sankara ("Thomas Sankara, l’homme intègre" de Robin Shuffield et "Fratricide au Burkina" de Didier Mauro et Thuy-Tiën Ho), des rencontres avec les journalistes, des concerts musicaux. Le clou de ces activités, a fait savoir Shérif Sy, a été sans conteste la commémoration du XXe anniversaire de l’assassinat du président Thomas Sankara. Lequel anniversaire a enregistré la venue de la veuve Mariam Sankara, après une vingtaine d’années d’absence du pays des Hommes intègres.

L’organisation de ces 20 ans est aussi jugée satisfaisante par les organisateurs. Et cela, malgré la faiblesse de leurs ressources financières. En effet, sur un budget prévisionnel de 50 millions de F CFA, le comité d’organisation confie n’avoir pu mobiliser que 5 161 796 F CFA soit le dixième du montant escompté. En dépit de ces difficultés, poursuit Shérif Sy, "la voix du XXe anniversaire de l’assassinat du président Thomas Sankara a été entendue, écoutée et comprise". Pour les Sankaristes, surtout les ressources humaines, à travers des sacrifices individuels et collectifs, ont permis de réussir le pari. "Le peuple burkinabè, les poches et le ventre vides mais déterminé, a répondu à l’appel du XXe anniversaire, les Sankaristes et sympathisants de l’extérieur ont effectivement répondu présents", s’est félicité l’équipe de M. Sy. Tout n’a pas été parfait, ont toutefois relevé des journalistes à la conférence de presse.

 Pour le responsable de la commission information-communication du comité, Jean Hubert Bazié, "nous ne pouvons pas dire que nous sommes vilains…" Néanmoins, il reconnaîtra comme bon nombre de ses camarades, le désordre qui a pris place au cimetière de Dagnoën au recueillement sur la tombe de Thomas Sankara le 15 octobre de cette année, en présence de Mariam Sankara. A son sens, ce dysfonctionnement fait partie des conséquences du succès. Parce que la mobilisation et la ferveur des Burkinabè ce jour, a surpris le comité. "Nous ne nous attendions pas à une mobilisation aussi dense", a renchéri Me Bénéwendé Stanilas Sankara, président de la commission thème. Les Sankaristes ont mis l’occasion du point de presse à profit, pour remercier vivement les forces de l’ordre qui les ont aidés à contenir un tant soit peu les foules en liesse.

Des leçons générales à tirer de la commémoration, Me Sankara retient en bonne place l’unité des partis sankaristes. "Nous avons réussi dans l’unité cet anniversaire. C’est la preuve matérielle que nous tendons vers une fusion de nos énergies et de nos idées", estime pour sa part Shérif Sy. Les animateurs du face à face avec la presse ont affirmé leur volonté de poursuivre sur cette lancée conformément à la feuille de route du symposium Thomas Sankara et au vœu de la veuve Mariam Sankara.

 

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