Ade Cacdy.

publié le 17 novembre 2013 sur http://www.afrik53.com

Chaque fois que la date commemorative de l’assassinat de Thomas Sankara pointe, Blaise reste encore plus muet qu’un mulet.

Comme il aime bien à le dire, un vrai garcon ne sourit pas. Quel pourrait etre le vrai mobile qui puisse pousser un homme à ne jamais sourire, si ce n’est pas parce que ce dernier est sanguinaire et abonne aux faux complots.

On ne le dira jamais assez, car nous savons que Blaise Compaore est hante par l’assassinat qu’il a fomente contre Thomas Sankara, son compagnon de longue lune.

Faute de rehabiliter sa proie comme Mobutu Sesseko l’a fait pour Lumumba, à une certaine epoque joviale, ou il conferait un mausolee et des dythirambes à titre posthume au cours des fetes anniversaires de l’independance du Congo, Blaise Compaore prefere gerer la situation retrospective d’echo-mémoire, dans le silence pour eviter le reveil des remords et des vieux souvenirs.

Thomas Sankara n’est pas mort, meme si Blaise Compaore veut l’expedier dans l’oubli du calme precaire des cimetieres, en ignorant sa sepulture jusque la, conservee pathetiquement dans des materiaux de constructions precaires, a la limite du citoyen lambda Burkinabe, au grand desarroi du peuple africain.

On ne peut pas profiter de l’assistance paternelle d’un copain et lui offrir la mort subite et pitoyable en cadeau, c’est la preuve que Blaise Compaore a renie ses origines pour un ailleurs, qu’il meprise soliloquement ces jours ci, a cause du volt face politique occidental qui joue contre ses interets.

Cette introspection inaudible, degoutante qui le ronge crescendo, va finir par l’assoupir dans l’ignorance de l’effet boomerang, des activites controversees qu’il a anime et continue d’animer. A tort ou a raison il a été victime dernierement, d’un « jeune et amateur » coup foire, qui aurait pu l’emporter si des experts s’y etaient meles. « Becarfull president ».

Cette baraka, ne pourra pas toujours surprendre l’atteinte des objectifs de tels coups, qu’il a reussit lui meme hier, contre la personne de son frere et ami feu Thomas Sankara, en l’eliminant physiquement dans le tintamare cacophonique d’un coup d’etat, a cette epoque ou l’on pouvait compter du bout des doigts, les inconditionnels africains accroches a l’amour originel de leur patrie.

Si Blaise l’a fait, c’est parce qu’il était convaincu que les mentalites obscurcies par les sevices esclavagistes, ne s’emanciperaient jamais, en tout cas pas de sitot. Ainsi le faisant, il tournait le dos a la vision, qui caracterisait un vrai chef d’etat, par son intuition a predire toujours l’avenir radieux pour son peuple.

Peut etre qu’il a voulu rester dans le contexte de l’asservissement du peuple Burkinabe, a qui il a impose sa mamelle dictatoriale en la recroquevillant dans une vie societale traditionnelle en porte a faux avec le monde de la modernite. Le cas de Sankara depasse les frontieres de la Haute Volta en surclassant tous les debats actuels sur l’independance de l’afrique. Thomas Sankara est une icône vivante de cette realite du combat des intellectuels africains, et son sort ne saurait sortir aussi facilement des veines.

C’est pourquoi, des voix s’eleveront toujours, pour capitaliser les efforts inlassables de ce trop jeune president Africain, d’une epoque assassine et meurtriere de toute liberte de penser le developpement liberal de l’Afrique.

Il n’hesitait pas, a appeler le monde a une prise de conscience rationnelle, des atouts propres a chaque continent, avant d’integrer bien sur, les politiques d’echanges, qui pour lui devraient se faire dans un esprit de partenariat, ce qui favoriserait l’emergence des produits locaux pour la consommation locale, la richesse locale et le developpement local.

L’emprise par contre, de l’occident sur les richesses des etats africains, etaient un non sens pour lui, tandis que, d’autres africains pretaient mains fortes a la spoliation, qui gagrainait la solidarite africaine.

Blaise Compaore, et ses reseaux africains, ont plutôt prones, un son de cloche discordant, qui a recu un echo favorable, et un quitus pour larguer la bete qui genait tant.

Les annees sont passees et les africains pres de 20 ans apres, n’ont pas oublies ce douloureux moment qu’ils celebrent a travers des reflexions, des prieres, qui ressucitent a la fois l’homme et l’ideologie de son combat dans leur present, ce qui s’accomode bien d’ailleurs avec l’eveil des chefs d’etats africains qui siegent courageusement maintenant, pour defendre collegialement leurs etats face a la repression occidentale.

Laurent Gbagbo n’ pas eu tort de rester digne pour poursuivre ce combat, car seul ce chemin est celui qui mene absolument a la liberte.

Peut etre qu’un jour, Blaise s’affaiblira de son zele d’orgueil et d’egocentrisme politique, pour enfin saluer la mémoire de l’illustre Thomas Sankara, dont il a lachement abrege la vie. Si l’on pouvait refaire le cours de la vie, je suis sur que Blaise Compaore ne referait pas cette erreur, car tant qu’il voudra continuer de faire prevaloir ce qu’il a d’inhumain en lui, son moi exterieur lui rappelera toujours ce a quoi il est rattache.

Les choses ne peuvent pas continuer comme on le desire tout le temps, c’est la preuve qui temoigne que tout a une fin, pour autant dire que Blaise n’hesite plus a donner discretement de la voix, pour accompagner les initiatives salutaires de liberation de l’Afrique.

Dans tous les cas, il ne pourra pas toujours feindre dans l’indifference de rejoindre la majorite, car un jour ou l’autre il devra repondre, en attendant qu’il donne une sepulture digne et honorable, a feu Thomas Sankara qui merite mieux, et plus de l’afrique digne, qui se releve de ses faiblesses.

Ade Cacdy.

Source : http://www.afrik53.com

1 COMMENT

  1. Blaise Compaore dans la tourmente de lassassinat de Sankara.
    c’est sa qui montre l’afrique ne va nul part.les africains sont pas cinscients.pourquoi laisser les occidentaux viennent ici pour nous diriger.blaise n’est un homme normal si c’tait moi je suicid

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