Imprimé par les Editions Sidwaya , juin 2016, 356 pages

Contact auteur : Jean Philippe Tougouma
Email : jphilt@hotmail.com
Tél. : +226 70 23 80 65


Présentation du livre 4ème de couverture

A CHUTE DU SPHINX DE KOSO-YAM ou Les secrets d’une insurrection, est un roman bâti sur les événements des 30 et 31 octobre 2014 au Burkina Faso. C’est un condensé de l’histoire socio-politique de la haute-Volta Burkina Faso depuis l’indépen­dance du pays. Tous les acteurs de premier plan se trouvent dans ce roman. L’auteur a beau changer les noms de certains acteurs de premiers plans, il n’arrivera pas à « tromper » les lecteurs qui reconnaîtront tel ou tel personnage.

Au-delà de la trame politique, l’auteur a voulu porter un regard sur les pouvoirs en Afrique en y ajoutant une dose d’humour là où le sérieux devait l’emporter.

LA CHUTE DU SPHINX DE KOSO-YAM ou Les secrets d’une insurrection, met en évidence la rupture générationnelle dans nos pays, et chercher à montrer la primauté des TIC sur la Kalach. En choisissant de faire mourir Bila le patriarche, au moment où Basile quitte le pouvoir, l’auteur a sans doute voulu faire passer un message fort. A chacun donc d’en tirer les interprétations.

L’auteur de La chute du Sphynx de Koso-Yam ou Les secrets d’une insurrection, est pleinement conscient que si les événements socio – politiques des 30 et 31 octobre 2014 sont le prétexte à l’écri­ture de ce roman, alors qu’il reprenne sa plume, dans la mesure où l’histoire est loin de s’achever ce 1er novembre 2014.


Table des matières

Dédicaces…………………………………………………………………… 11

Lettre de l’auteur………………………………………………………….. 16

Préface………………………………………………………………………. 20

Première partie : Le choc de la mort………………………………… 25

Deuxième partie : Mobilisation tout azimut………………………… 55

Troisième partie : L’insurrection en marche………………………… 87

Cinquième partie : Branle bas dans la capitale…………………… 101

Sixième partie : Il pleut sur le Burkina Faso………………………. 115

Septième partie : Si jeunesse savait, si jeunesse pouvait …….129

Huitième partie : Le capitaine Sankara vous parle……………….143

Neuvième partie : Les prémices de la rupture…………………… 157

Dixième partie : L’an I de la RDP…………………………………….. 181

Onzième partie : La scène internationale…………………………. 199

Douzième partie : La vision du pouvoir de Compaore………… 215

Treizième partie : La révision de l’article 57 …………………….. 243

Quatorzième partie : 48 heures chrono………………………….. 251

Quinzième partie : Le réquisitoire des jeunes……………………. 261

Seizième partie : Conseil de famille…………………………………. 277

Dix-septième parte : Le roi est nu………………………………….. 293

Dix-huitième partie : Les avis pertinents des femmes…………. 305

Dix-neuvième partie: Les sept «F» symboles de Basile…………319

Vingtième partie : Arrivée en terre africaine d’Ebumie…………. 333

Vingt et unième partie :La mort de Yaaba Bila…………………… 343


Présentation de l’auteur

Journaliste auteur de La chite du sphinx de Koso-yam ou les secrets de l'insurrection
Journaliste auteur de La chute du sphinx de Koso-yam ou les secrets de l’insurrection

Jean Philippe Tougouma est titulaire d’une maîtrise en sciences de l’information et de la communication obtenue à l’université libre du Burkina* .,

Avant de s’essayer à l’écriture romanesque, il a été « simple » journaliste, chef de desk* rédacteur en chef adjoint, rédacteur en chef, directeurdela rédaction et directeur de l’Agence d’information du Burkina .aux Editions Sidwaya. Il a égale­ment été directeur de la communication et de la presse ministérielle au ministère de l’Agriculture, de l’hydraulique et des ressources halieutiques.

LA CHUTE DU SPHINX DE KOSO-YAM ou Les secrets d’une insurrection est son premier roman publié. Jean Philippe TOUGOUMA a comme hobby la lecture et le sport de combat. 11 porte avec fierté une ceinture noire de Shotokan karaté-do.

Nos commentaires

La chute de Blaise Compaoré va-t-elle libérer les plumes burkinabè? En réalité les Burkinabè n’ont pas attendu pour écrire sur leur pays, les plus engagés d’entre eux. Citons Valère Somé, Adama Touré, Alfred Yambangba Sawadogo, Vincent Ouattara, Kyelem Appolinaire de Tembela… et sans doute d’autres encore que nous ne connaissons pas. On regrettera d’ailleurs que de nombreux anciens collaborateurs de Thomas Sankara n’aient pas encore écrit.

Il est vrai que Jean Philippe Tougouma, ancien journaliste à Sidwaya, la quotidien de l’État, ancien conseiller en communication de plusieurs ministres ne pouvaient pas le faire avant la chute de Blaise Compaoré. En tout cas pas sur la Révolution Burkinabè, un sujet tabou pour les journalistes travaillant pour le pouvoir. Dans cet ouvrage il en est largement question.

Ce livre qu’il présente comme un roman est plutôt un mélange de roman et de chronique historico-politique. Certes dit-il «Même s’il vous arrive de reconnaitre des adjuvants, de retrouver des sites, ou de vous souvenir de certains faits lointains ou immédiats, que notre pays a vécu, pensez toujours que ce n’est qu’un roman. Donc toute ressemblance avec des faites, des personnages n’est que pure coïncidence».

Une affirmation de pure forme! Qu’on en juge! On trouve parmi les protagonistes, Thamos Sankara, Basile Compaoré, Francis Compaoré, Vicenté Sigué, Fulbert Diendéré, Bourica Lingani, Hérin Zongo, le journaliste Golbert Zongo… C’est bien de l’histoire du Burkina dont il est question. Il y a bien quelques personnages de fiction, présentés au début de l’ouvrage, que l’on retrouvera tout au long du récit, mais ils n’en sont pas au centre. Dès le premier tiers du livre on se retrouve au milieu de prise du pouvoir des révolutionnaires.

Ce premier livre, censé mettre en scène l’insurrection des 30 et 31 octobre 2014, qui renversa Blaise Compaoré, contraint de fuir vers la Côté d’Ivoire avec l’aide des troupes spéciales françaises, est donc aussi le prétexte de revenir sur la révolution. L’un des personnages central, si ce n’est le personnage principale n’est autre que Basile Compaoré. C’est celui dont l’auteur sonde le plus, s’étendant sur ses états d’âme, ses souvenirs.

L’auteur tente longuement de reconstituer les pensées de Blaise Compaoré chassé du pouvoir, non sans montrer une certaine fascination, voir presque de la sympathie pour le rôle qu’il joué dans la région où pour avoir positionné son pays sur les rails du développement.  Cette partie n’en est pas moins intéressante, assez bien menée. Encore faut-il accepter que Blaise Compaoré puisse être un personnage de roman, sur lequel il peut être intéressant de se pencher, alors que l’on sort à peine d’un dur combat politique, qui s’est soldé par plusieurs dizaine de morts. Paradoxalement cependant son régime est dépeint de façon particulièrement noir. Vers la fin de l’ouvrage l’auteur se penchera aussi sur la femme de Blaise Compoaré, dont il aurait été amoureux dès la première année de la Révolution. Il reprend la thèse d’une rencontre organisée pour affaiblir l’amitié entre les deux chefs de la révolution, nous présentant un couple échangeant sur leurs problèmes, alors que les bruits les plus divers couraient au Burkina sur ce couple controversé, sur les infidélités supposées de part et d’autres

Le récit de l’insurrection nous laisse tout de même un peu sur notre fin. Il y a bien le récit d’une réunion préparatoire où se trouvent même des hommes du régime où de l’argent est donné aux futurs insurgés, la participation très active des anciens militaires radiés après les mutineries, les conciliabules au sein des proches de Blaise Compaoré, mais ça ne fait pas le compte pour la réussite d’une insurrection. Peut-être que l’auteur nous en dira un peu plus dans les deux autres tomes annoncés.

Mais revenons à la Révolution. La mise à l’écart de Thomas Sankara le 17 mai est très nettement présenté comme le résultat d’une intervention française, les services de renseignement possédant déjà des fiches précises de chacun des protagonistes révolutionnaires de ce pays. La France et sa françafrique sont très clairement dénoncées plusieurs fois dans le livre. L’auteur reprend la thèse du complot international, malheureusement sans en faire le récit précis, ce que justement permet un roman. A moins encore une fois qu’il u revienne par la suite.

Le récit fait de la journée du 4 août et en particulier de l’arrivée, auprès de la colonne dirigée par Blaise Compaoré, d’un messager envoyé par Thomas Sankara a particulièrement attiré notre attention. Ce dernier demande en effet à sursoir à l’insurrection, un accord étant intervenu entre lui et Jean Baptiste Ouedraogo qui était alors le Président. Un épisode quelque peu controversé d’où l’intérêt qu’on peut avoir pour qui tente un récit détaillé, aucun témoin direct n’en ayant fait le récit précis. L’auteur s’adonne à plusieurs autres tentatives de reconstitution ce type, souvent plutôt bien réussies.

Le livre s’avère finalement très captivant. Les passages d’une période à l’autre,  les flashbacks  sont parfois assez brusques et peuvent dérouter le lecteur. Mais une fois dans le bain du récit, on se laisse prendre par cette écriture simple, faite de phrases courtes, contribuant à maintenir notre attention soutenue. Et pour ceux qui connaissent l’histoire de ce pays;  nul doute qu’ils seront portés par la curiosité de savoir comment notre auteur racontera tel ou tel épisode.

Lier l’insurrection et la Révolution est évidemment une belle idée. Qui le contesterait? Thomas Sankara est omniprésent dans les esprits et tout le monde ou presque s’en réclame. Les jeunes s’en sont nourris pour trouver l’énergie nécessaire pour affronter les forces de l’ordre. Tout le monde reconnait aujourd’hui au Burkina le rôle très positif du passage de Thomas Sankara à la tête de ce pays et c’est tout à fait à l’honneur de Jean François Tougouma, d’en avoir, de ce lien entre la Révolution et l’insurrection, le cœur de son roman, la matière centrale de son récit et de ses personnages. On regrettera juste que les personnages de fiction n’ait pas une place plus importante. Parler de roman n’apparait finalement qu’un prétexte. Mais peu importe. L’essentiel est qu’il se lise vite et bien, et que l’auteur se risque à aborder l’histoire se son pays au plus prés de ses principaux protagonistes.

Bruno Jaffré

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