Commémoration du 20è anniversaire des massacres de Koudougou

 

Le Comité d’organisation du Burkina sur le terrain

 

Le 15 octobre 1987, le Président Thomas Sankara et 12 de ses compagnons tombaient sous des balles assassines du N° 2 du pouvoir révolutionnaire: Blaise Compaoré.

 Le 27 octobre de la même année, soit à moins de 2 semaines, un camp militaire basé à une centaine de kilomètres osait dire NON au coup d’Etat contre Thomas Sankara. Il s’agit de la ville de Koudougou, au Centre-Ouest du Burkina Faso. A la tête des officiers militaires, le chef de corps lui-même, Boukary Kaboré dit ‘’Le Lion’’. Ils avaient décidé de contre-attaquer.

 En réponse à ce refus de soutenir le pouvoir de Blaise Compaoré, des militaires de ce camp ont été assassinés soit par des armes de guerre soit brûlés vif jusqu’à ce que mort s’en suive (pneu au coup, essence puis feu).

 Les cadavres de ces militaires ont été jetés à même le sol, dans un champ. En guise d’enterrement, on versa sur eux de la terre. Trois ans plus tard, avec le ruissellement des eaux de pluie, la terre fini par exposer les ossements des corps. Il a fallu encore de la terre puis la construction d’une dalle en signe de tombe. A ce jour, les civils n’ont pas une idée exacte sur le nombre de militaires tués ce jour et traités de la même façon. Un officier, ayant pris la fuite, sera retrouvé dans sa propre famille dans son village, par les hommes de Blaise Compaoré. Ce dernier ayant connu une fracture lors de sa fuite bénéficiait de soins traditionnels administrés par son propre père. Et c’est entre les mains du papa que les hommes de Blaise Compaoré tirèrent sur lui, une balle dans la tête. Le papa devint fou et en mourut plus tard.

 Après le 15 octobre, et dans la lancée de l’année Thomas Sankara, le Comité national d’organisation a commémoré le 20è anniversaire des massacres de ces hommes. Quelques activités ont été menées à Koudougou: cérémonie de dépôt de gerbes de fleurs sur la dalle faisant office de tombe, projection de film sur Thomas Sankara, conférence publique sur le thème «Impunité et réconciliation nationale», émissions radio.

 Ce fut encore un autre moment d’émotions.

  Il est à noter que cette fois-ci aucune tentative d’empêchement de quoi que ce soit n’a été constatée à Koudougou. La leçon de la belle gifle du 15 octobre à Ouagadougou a été tirée. Et c’est nous qui faisons le malin maintenant.

  Jonas Hien

Comité national d’organisation du Burkina Faso

2 COMMENTAIRES

  1. > Commémoration du 20è anniversaire des massacres de Koudougou
    il est important que l’on se souvienne de ces valeureux combattants Et si possible avoir leurs noms, les langues de ceux qui ont perdu un parent un ami etc vont se deliuer et on peut le verifier si ceux ci y etaient ou non
    somé

  2. Commémoration du 20è anniversaire des massacres de Koudougou
    C’est une demande de soutien pour revenir à la republi c de Haute Vota moi même originaire du Sanguié.Je veux revenir chez moi à Koudougou au bon ou au mauvais moment.
    Par BADOLO Boukary Chef d’Etat Major de la Republique de Haute Volta .
    cel:76 42 13 65.

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