Le travail que nous publions ci-dessous est un mémoire universitaire ce travail a été réalisé pour l’obtention d’un Diplôme d’Etudes Approfondies (DEA), option Histoire du Droit, en Septembre 2004, au terme de l’année universitaire 2003-2004. Il a été réalisé à luniversité de Perpignan dans le cadre de la Faculté de Droit et de la Faculté Internationale des Droits d’Afrique Francophone (FIDAF), sous la direction du professeur Albert LOURDE, Doyen de la FIDAF.


L’assassinat de Thomas SANKARA,
Président du BURKINA FASO, le 15 octobre 1987:
Causes et conséquences

de

Jean Brial

Sommaire

Introduction…………………………………………………………………………………           

 

Première partie : la Haute Volta avant le coup d’état du 4/8/1983………………….

Chapitre I: ambiant social, nature des pouvoirs locaux, leurs rémanences…………..           

Chapitre II: Depuis la conquête jusqu’au4/8/1983……………………………………………

            Section 1 : De la colonisation à l’indépendance………………………………………         

          Section 2 : De l’indépendance au coup d’état du 4/8/1983………………………

Deuxième partie : Thomas SANKARA, Président du Conseil National de la Révolution

(CNR) du 4 Août 1983 au 15 Octobre 1987…………………………………………………….          

Chapitre 1: Thomas SANKARA: son portrait, son programme politique………………..          

            Section 1 : Ebauche d’un portrait de Thomas SANKARA…………………………..        

            Section 2 : Son programme politique……………………………………………………..       

Chapitre 2: L’action de Thomas SANKARA……………………………………………………….          

Section 1 : L’action de Thomas SANKARA………………………………………………        

Section 2 : La montée des mécontentements………………………………………….        

Section 3 : La montée des tensions au sein du CNR ……………………………….         

Section 4 : L’assassinat du 15 Octobre 1987…………………………………………..

Troisième partie: Les conséquences du 15/10/1987………………………………………..           

Chapitre 1: Le Front Populaire du 15/10/1987 au 02/06/1991……………………………..           

Chapitre 2: La nature du pouvoir présidentiel, sa pratique dans la vie sociale et

politique du Burkina Faso de 1991 à 2000…………………………………………………………        

            Section 1 : La nature du pouvoir présidentiel………………………………………….        

            Section 2 : Sa pratique………………………………………………………………………….     

Conclusion……………………………………………………………………………………………………      

Bibliographie………………………………………………………………………………………         

Annexes ……………………………….

INTRODUCTION

Le 15 Octobre 1987 le Capitaine Thomas SANKARA, jeune et charismatique président du Burkina Faso était assassiné.

17 ans plus tard le souvenir de celui qui suscita l’espoir d’une nouvelle société demeure extrêmement vivace, notamment auprès de la jeunesse africaine.

Dés son arrivée sur la scène politique le 9 septembre 1981 en tant que secrétaire d’État à l’information puis le 10 janvier 1983 comme premier ministre, Thomas SANKARA par ses attaques contre la corruption, la netteté de ses positions anticolonialistes, son nationalisme sourcilleux, s’était attiré la sympathie populaire, en particulier celle des jeunes. 

Son aplomb joint à son éloquence torrentielle, ses prises de position en faveur des pays les plus pauvres, la fougue de son engagement révolutionnaire, en contribuant à construire l’image d’un jeune chef d’état visionnaire, débordant d’énergie comme de projets, lui avait valu une aura certaine sur la scène internationale, notamment après son intervention à la tribune de l’ONU le 4 octobre 1985

Il ne cachait pas son engagement marxiste et proclamait sa sympathie pour les états dits progressistes et notamment  la Corée du Nord, Cuba, et la Libye.

C’est donc une figure reconnue dans le monde, à la fois populaire mais controversée, qui disparaissait tragiquement dans l’après-midi du 15 octobre 1987 donnant naissance au mythe SANKARA lequel suscite encore aujourd’hui, comme nous avons pu le constater sur Internet, des déclarations passionnées et des promesses de vengeance.

La personnalité de Thomas SANKARA comme sa tentative de rupture avec les modalités de gouvernance généralement pratiquées en Afrique occidentale francophone donnent au personnage une envergure  historique, le tragique de sa disparition une dimension mythique : il y a désormais là-bas l’avant et l’après SANKAR

Notre mémoire tente de cerner les causes et les conséquences d’un événement qui, derrière l’apparence, banalisée  par les médias, d’un fait divers sanglant, porte en lui tous les handicaps mais aussi tous les espoirs des anciennes colonies françaises dont l’indépendance remonte à moins d’un demi siècle. 

Nous avons rencontré dans cette étude un entrelacement complexe d’éléments spécifiquement africains comme le droit coutumier, le culte des ancêtres, l’animisme, et d’éléments franco européens comme le transfert juridique (qu’il soit forcé, accepté ou recherché)  ou la religion chrétienne ; c’est pourquoi nous avons choisi de confier à la  chronologie la logique de l’exposé de notre recherche.

Dans une première partie nous procéderons donc à un état des lieux du contexte social et politique qui préexistait à l’arrivée au pouvoir de Thomas SANKARA.

Une deuxième partie portera sur sa personne, son programme  politique, les actions qui en ont découlé, les oppositions qu’elles ont suscitées et la fin tragique qui en est résultée.

Une troisième partie abordera les conséquences de cette disparition avec l’arrivée au pouvoir de Blaise CAMPAORE et l’évolution de la politique gouvernementale.

Le territoire sur lequel se sont déroulés les événements qui nous intéressent s’est  appelé Haute Volta jusqu’au 4 Août 1984 avant de devenir le Burkina Faso (Pays des hommes intègres) ; en conséquence, dans les pages qui suivent, nous utilisons ces deux noms en fonction de la date des événements considérés.

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