Opposition burkinabè : Vers l’unité sankariste

 

Ce premier article ci-dessous nous informait courant décembre d’un processus d’unification des partis sankaristes mais peu après on apprenait (voir le deuxième article que manquait à l’appel l’UNIR/MS)

Les partis sankaristes veulent mettre fin à l’émiettement de leur mouvement. Dans cette perspective, certains d’entre eux ont mis en place l’Union des partis sankaristes (UPS) dont la teneur et la déclaration ci-dessous.

De manière claire et récurrente, l’opinion publique et particulièrement les bases des organisations sankaristes ont trouvé dans l’émiettement du mouvement sankariste, l’obstacle majeur à son succès. Les burkinabè ont fait de son unité, la condition première de leur adhésion à sa cause.

Cet impératif incontournable a conduit tous les leaders des partis qui se réclament de l’œuvre du président Thomas Sankara à s’interroger avec courage sur leurs forces et leurs faiblesses et à en tirer toutes les conséquences théoriques et pratiques.

Le 15 octobre dernier, les sankaristes, toutes tendances confondues, se sont retrouvés au cimetière des Martyrs à Dag’noin et se sont engagés solennellement à travailler à cette nécessaire et impérieuse unité.

C’est ainsi qu’après des mois de larges et patientes concertations, sans exclusive et sans aucun préalable, animés d’une haute conscience de la nécessité absolue d’un dépassement de chacun au profit de la cause commune, les partis et mouvements sankaristes ont décidé de se retrouver et de formaliser leur entente dans un cadre unique en créant le 21 décembre 2006, date anniversaire de la naissance du président Thomas Sankara, l’Union des partis sankaristes du Burkina Faso, en abrégé UPS.

L’UPS s’engagera solidairement et résolument aux côtés du peuple burkinabè dans sa lutte pour la liberté, la dignité et le développement, pour promouvoir et réaliser son bonheur.

Elle s’attachera à lui redonner confiance, à raffermir l’espoir trahi dans le sang au soir du 15 octobre 1987, à l’amener à prendre en main et à assumer son destin. L’UPS lance un appel à toutes les forces progressistes et patriotiques afin de constituer un large front de lutte pour incarner triomphalement les valeurs d’intégrité de notre peuple et lui permettre de construire courageusement son bonheur.

Vive le Peuple Burkinabè !

Vive le Burkina Faso !

La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons !

Ouagadougou le 21 décembre 2006

Source : http://www.lefaso.net

Malheureusement peu de temps après cette déclaration nous apprenions voir http://www.lepays.bf que cette union en comprenait plus l’UNIR/MS pourtant le plus important de ces partis sankaristes. Voici l’article qui rend compte de la création de l’UPS sans l’UNIR/MS /

UNION DES PARTIS SANKARISTES

« Que Blaise libère Kosyam ! »

Ils disent avoir « tiré leçon de leurs errances et de leurs erreurs ». Et ils ont décidé d’unir leurs forces. Le 13 janvier dernier, cinq partis sankaristes (CPS, Convergence de l’espoir, FFS, PUND et MSD) ont créé à Ouagadougou, l’Union des partis sankaristes (UPS). Cette nouvelle force politique, dirigée par Ernest Nongma Ouédraogo, demande à Blaise Compaoré de démissionner.

L’UPS n’est pas allée avec le dos de la cuillère. Elle a décoché des flèches sur le président Compaoré: « Nous lui demandons, s’il lui reste un peu d’amour pour son peuple, d’écouter les millions de Burkinabè plongés dans la misère sociale. Nous lui demandons d’avoir un dernier sursaut pour libérer Paspanga, La Rotonde, Koulouba et Kosyam ». L’UPS estime que « les affrontements entre les forces de défense et les forces de sécurité ont fini de convaincre les plus sceptiques que le régime Compaoré a été le plus désordonné ». « Notre pays se trouve, dit-elle, à la croisée des chemins ». Et ce n’est pas tout : « Nous serons reconnaissants à Blaise Compaoré dès le soir de sa démission de son poste de président du Faso ».

Mais en attendant, l’Union des partis sankaristes affûte ses armes pour les législatives de mai prochain. Elle a demandé aux représentants de provinces d’établir les listes de candidature. L’Union affirme vouloir « répondre aux aspirations profondes des militants et du peuple burkinabè ». Et espère que «nos bases, contrariées par nos divisions, désespérées par nos querelles intestines (…), et le peuple burkinabè se reconnaîtront dans ce sursaut ». Mais il va falloir batailler dur. Car certains partis sankaristes, dont l’UNIR/MS de Me Bénéwendé Sankara, ne font pas partie de cette nouvelle Union.

L’UPS  a néanmoins été créé, voici la composition de sa coordination nationale :

 

La Coordination nationale

  • Président : Ernest Nongma Ouédraogo (CPS)

Co-présidents

  • Jean-Hubert Bazié (Convergence de l’espoir)
  • Nestor Bassière (FFS)
  • Omar Barry (PUND)
  • Joseph Ouédraogo (MSD)

Formation politique et idéologique

  • Secrétaire national : Norbert Michel Tiendrebéogo
  • Secrétaire national adjoint : Yobouré Yigo (Convergence de l’espoir)

Administration

  • Secrétaire national : Ibrahim Maré (Convergence de l’espoir)
  • Secrétaire national adjoint : Mamadou Sanou (PUND)

Organisation

  • Secrétaire national : Jonas Sawadogo (CPS)
  • 1er secrétaire national adjoint : Nongma Nabi (Convergence de l’espoir)
  • 2e Secrétaire national adjoint : Kalilou Traoré (MSD)

Relations extérieures

  • Secrétaire national : Alexandre Sankara (FFS)
  • Secrétaire national adjoint : Marcellin Ouédraogo (MSD)

Communication et information

  • Secrétaire national : Mamadou Kabré (MSD)
  • Secrétaire national adjoint : Paul Zoma (PUND)

Finances et trésorerie

  • Secrétaire national : François Nébili Badolo (CPS)
  • Secrétaire national adjoint : Fati Ouédraogo (MSD)

Mobilisation des femmes

  • Secrétaire nationale : Fatmata Bancé/Sawadogo (FFS)
  • Secrétaire nationale adjointe : Fatimata Diarra (CPS)

 

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