Présentation officielle

FESPACO 2015 PRIX THOMAS SANKARA

« Trouver des nouvelles voies pour oser inventer l’avenir.» Thomas Sankara.

Objectifs – Buts :

Le PRIX THOMAS SANKARA honore et célèbre la mémoire de Thomas Sankara, qui fut un véritable mentor du cinéma africain et rassembleur des cinéastes panafricains.

Le PRIX THOMAS SANKARA célèbre la créativité et l’espérance panafricaines incarnées par Thomas Sankara.

Le PRIX THOMAS SANKARA entre de fait dans l’histoire : depuis la création du Fespaco, c’est la première fois qu’un prix, créé par une association africaine de cinéastes, est décerné.

PRIX THOMAS SANKARA soutient et encourage le cinéma, et la production du film court-métrage en particulier, en ce qu’il porte le meilleur investissement pour les talents à venir des cinématographies panafricaines.

Critères d’attribution du Prix :

Le PRIX THOMAS SANKARA est décerné à un film court-métrage de la section compétition officielle : le film primé est celui qui sera jugé par le Jury du Prix Thomas Sankara comme celui qui réunit les plus de qualités en ce qui concerne la créativité dramatique, le talent narratif, l’excellence technique et une représentation positive de l’imaginaire panafricain.

Le 6 mars 2015, la Nuit du Court Métrage sera le lieu de la remise, pour la première fois, du PRIX THOMAS SANKARA.

Créé en novembre 2014 par le cinéaste Balufu Bakupa-Kanyinda, le PRIX THOMAS SANKARA, prix spécial et exceptionnel, récompense l’un des films courts de la sélection officielle du Fespaco 2015.

La Guilde Africaine des Réalisateurs et Producteurs, association sans but lucratif créée en 1998 et ayant son siège à Paris, France, organise le PRIX THOMAS SANKARA.

Doté d’une somme de 3.000.000 CFA, il est destiné à encourager ensemble le réalisateur et le producteur du film choisi par son jury spécial qui sera composé de 5 professionnels du cinéma et de la télévision.

Le PRIX THOMAS SANKARA, prix spécial et exceptionnel, en partenariat par CANAL+, sera remis au réalisateur et au producteur du film primé par Balufu Bakupa-Kanyinda, Président de la Guilde Africaine des Réalisateurs et Producteurs, et d’un représentant de CANAL+.

Guilde Africaine de Réalisateurs et Producteurs

PRIX THOMAS SANKARA.
PESPACO 2015.

Les membres du jurys étaient pour cette première édition:

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La lauréate

22 courts métrages étaient en compétition. Le Prix Thomas Sankara, doté de M millions de FCFA, a été décerné à ‘‘Zakaria’’ de Leyla Bouzid (Tunisie).

Ce film raconte l’histoire de Zakaria, un Algérien résidant dans le village du Gard (France) et menant une vie calme avec son épouse et ses 2 enfants. Après avoir appris la mort de son père, Zakaria décide de rentrer définitivement avec sa famille à son pays d’origine. Le refus de sa fille lui pose problème et toute sa vie bascule et devient un véritable enfer.

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Leyla Bouzid vit entre Paris et Tunis, où elle a grandi. Après le bac, elle part à Paris pour étudier la littérature à la Sorbonne. Après de nombreux stages ainsi que la réalisation d’un premier court métrage Sbeh el Khir, elle intègre La Fémis (Paris) en section Réalisation. Mkhobbi fi kobba, son film de fin d’études gagne le Grand Prix du Jury des films d’écoles à Premiers Plans en 2012. Zakaria tourné dans le Sud de la France, est son premier court métrage produit. Elle prépare actuellement son premier long métrage Dieu protège ma fille. (source : Africultures)

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Une vidéo de http://www.droitlibre.net/ qui présente l’initiative avec un reportage sur la cérémonie de cloture


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La cérémonie de remise du trophée

La cérémonie a été organisée dans un hôtel de luxe, le Palace Hôtel.
Une salle avait été louée à cet effet qui était bondée. Dirigée par le maitre de cérémonie, Balufu Bakupa-Kanyinda, président de la Guilde des réalisateurs, on a vu tour à tour un slameur gabonais, un groupe de danse traditionnelle, un hommage à canal + qui a financé le prix avant la remise du prix elle-même.

Malheureusement, la plupart des membres du jury étaient absents et la réalisatrice aussi

Il n’a pas été possible de visionner le film. Cet hôtel et son personnel se sont avérés incapables de régler un problème technique.

Les personnes présentes se sont alors dirigées vers le buffet pour calmer leur faim

Quelques commentaires

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Créé cet prix tenait particulièrement à coeur, à Balufu Bakupa-Kanyinda, un des plus grands cinéastes du continent, auteur d’un très beau film sur Thomas Sankara (voir la présentation à http://thomassankara.net/?p=161) . Dans une longue interview à http://thomassankara.net/?p=203), il raconte toutes les difficultés qu’il a eues à affronter qui l’ont finalement amené à ne pas pouvoir son projet à bien. Ils nous a racontés avoir parfois été choqués par des réactions entendues lors du premier festival organisé après la mort de Thomas Sankara, par certains de ses collègues.

Cette stature fait de lui la personne idéale pour initier et prendre en charge une telle initiative.

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Cette première édition nous laisse une impression quelque peu mitigée. Que les cinéastes en prennent l’initiative, est une bonne chose, puisqu’il s’agit d’un prix du cinéma. Mais ne fallait-il pas rechercher des partenaires locaux, permettant de lui donner un caractère populaire, voir le lier avec quelques figures de certaines personnalités locales représentatives proches des idéaux de Thomas Sankara?

Le choix de réalisateurs de courts métrages, afin de récompenser des jeunes réalisateurs partait pertinent en signe d’encouragement de la jeunesse, les futurs réalisateurs africains.

Faut-il ne choisir comme critères du prix uniquement la qualité cinématographique, sans aucune référence aux actions de Thomas Sankara, ni aux valeurs qu’ils défendaient? On entend déjà les cinéastes nous répondre, qu’ils ne veulent pas d’interventionnisme politique. Ils ont raison. Mais pourquoi l’appeler prix Thomas Sankara?

Il y a par exemple une association, l’association Semfilms, très active au Burkina, qui organise le festival Ciné Droit libre, un festival de cinéma sur les droits humains, qui en est en 2015 à la 11ème édition. Cette association a notamment démontré sa capacité à organiser de grandes projections populaires, dans des places des grandes villes? Elle aurait été capable de donner à cette cérémonie un caractère tout à fait différent et de façon tout aussi professionnel qu’un société de communication.

Nous livrons ces réflexions à débattre pour les prochaines éditions. Quelle est la question, que nous devons-nous poser par rapport à un prix Thomas Sankara du cinéma? On sait que Thomas Sankara n’aimait pas le culte de la personnalité, ni les hommages. Quel critère aurait-il aimé choisir pour un prix du cinéma, et quelle cérémonie de clôture aurait-il aimé?

Bruno Jaffré

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