Ndongo Samba Sylla

publié dans le numéro 300 http://pambazuka.org/fr spécial du 24 octobre 2013 consacré à Thomas Sankara.

Pour Sankara, la démocratie n’est pas quelque chose qui s’importe, ni un cadeau que l’on peut recevoir d’ailleurs. L’idée même qu’il existerait un modèle démocratique valable en tous lieux et à toutes époques lui était inacceptable. Au contraire, sa conviction était que la démocratie est un construit historique, un ensemble de bricolages ici et là qui fait sens pour la communauté et qui de manière plus fondamentale permet aux peuples, dans leurs déterminations multiples, de s’exprimer librement et de s’émanciper des différentes formes de subordination ou de dépendances.

« Camarades ! Tant qu’il y aura l’oppression et l’exploitation, il y aura toujours deux justices et deux démocraties : celle des oppresseurs et celle des opprimés, celle des exploiteurs et celle des exploités. » (1)

De nos jours, nous nous glorifions, nous pauvres Africains, de réussir à organiser des élections « libres et transparentes ». Nous sommes fiers d’être reconnus comme de « jeunes démocraties » par les agences de notation politique basées en Occident. Nous prétendons disposer de droits naturels censés être garantis par des Constitutions qui proclameraient la souveraineté des peuples sur les affaires publiques. Nous croyons qu’en l’état actuel des choses la loi est l’expression de la volonté du peuple. Bref, nous en sommes arrivés à penser que la « démocratie libérale » est le meilleur des systèmes et que c’est là que se trouve la voie de notre émancipation collective.

Thomas Sankara était contre ce système de croyances. Avec beaucoup de courage et de perspicacité, il n’a eu de cesse de dénoncer les fictions et mystifications du catéchisme libéral. Sa critique du droit bourgeois s’est nourrie de l’analyse marxiste des classes sociales et de sa lecture personnelle de la réalité spécifique de son pays. Elle a d’abord consisté à révéler son incongruité, son extravagance, son absence de sérieux, son caractère comique, eu égard au contexte burkinabè.

A quoi cela sert-il, se demandait Sankara, de proclamer que « nul n’est censé ignorer la loi » dans une société où plus de 95% de la population est analphabète et où l’activité législative est l’affaire d’une élite bourgeoise ? Elle a consisté ensuite à mettre en évidence sa nature véritable. Le droit bourgeois n’est pas un droit démocratique. C’est un droit oligarchique qui exerce une double violence à l’endroit des masses. Violence matérielle qui se traduit par la répression des masses ainsi que par leur dépossession politique et économique. Violence spirituelle qui consiste à aliéner les masses en leur faisant croire que les institutions et les lois existantes ont été conçues pour faire triompher la cause de la liberté et de la justice. C’est sur la base de cette double critique que Sankara a pris ses distances vis-à-vis de la « démocratie libérale ».

Pour Sankara, la démocratie n’est pas quelque chose qui s’importe, ni un cadeau que l’on peut recevoir d’ailleurs. L’idée même qu’il existerait un modèle démocratique valable en tous lieux et à toutes époques lui était inacceptable. Au contraire, sa conviction était que la démocratie est un construit historique, un ensemble de bricolages ici et là qui fait sens pour la communauté et qui de manière plus fondamentale permet aux peuples, dans leurs déterminations multiples, de s’exprimer librement et de s’émanciper des différentes formes de subordination ou de dépendances. Pour Sankara, la démocratie est la réponse que chaque peuple essaie consciemment d’apporter aux vicissitudes du moment par l’érection de pratiques et de structures institutionnelles qui donnent le dernier mot aux gens qui parce que ne disposant ni de la richesse ni du savoir voient dans la liberté leur bien le plus précieux.

Que Sankara n’ait pas été un supporter du multipartisme n’est donc pas une surprise. Généralement, les chefs d’État africains qui ont interdit à un moment donné le multipartisme l’ont fait pour mieux asseoir, sécuriser et conserver leur autorité. Mais l’instinct révolutionnaire est différent de l’instinct du despote qui cherche à se maintenir coûte que coûte. « On se dit ennemi du régime constitutionnel, on ne se dit pas pour cela ami de l’ancien régime », disait Marx. De la même manière, Sankara s’opposait au multipartisme, non pas parce qu’il souhaitait mener une carrière de tyran, mais parce qu’il y voyait un obstacle de taille à l’éclosion d’une véritable démocratie. Le multipartisme n’est pas assez révolutionnaire pour lui ou du moins il n’était pas en adéquation avec les exigences du moment. Dans les faits, il lui semblait que c’est un leurre qui renforce la misère des populations et la dépendance néocoloniale de son pays.

Pour Sankara, le multipartisme est la tyrannie déguisée d’une caste qui a intérêt au maintien du système de domination néocoloniale, quelles que soient par ailleurs les différences alléguées en son sein en termes d’idéologie ou de programme politique. Le pluralisme que promet le multipartisme est un pluralisme factice, qui se mesure essentiellement à travers l’inflation du nombre de partis politiques. Il repose en outre sur un principe vicié : c’est l’amour du pouvoir pour le pouvoir en tant que tel qui est son ressort. Les partis politiques luttent prioritairement pour s’emparer du pouvoir et pour rester au pouvoir le plus longtemps possible. Dans le cas du Burkina Faso, ce système encourageait les relations clientélistes et le maintien des structures néocoloniales.

En raison de sa générosité humaniste, Sankara entretenait l’espérance que l’autorité politique pût être recherchée et désirée, non pour ses faveurs, mais plutôt pour les besoins communautaires qu’il peut contribuer à satisfaire. Un authentique pluralisme politique, pensait-il, doit être plus qualitatif que quantitatif. Il doit laisser place à la diversité des appartenances et à la compétition entre les idées, tout ceci autour d’un projet politique commun axé sur l’émancipation collective. A la question de savoir si la Révolution burkinabè ne venait pas indument piétiner une tradition de multipartisme, voici ce que répondait Thomas Sankara :

« Ce multipartisme était quantitatif. D’un point de vue arithmétique, on ne peut nier la réalité de ce pluralisme. En 1978, la Haute-Volta ne comptait pas moins de neuf partis politiques en concurrence. Pour beaucoup, en particulier pour ceux qui, par facilité ou ignorance, voulaient le percevoir ainsi, c’était le modèle même de la démocratie. Un général au pouvoir, qui se remettait en question, avec huit adversaires librement organisés ! Avouons qu’il est tentant de coller l’étiquette « démocratique » à la chose politique voltaïque. On l’a écrit, célébré et chanté partout. Mais fallait-il s’arrêter là, à l’aspect apparent de la vie politique nationale ? Pour nous, cela n’était qu’une mascarade. Rien d’autre. Une mascarade qui nous a coûté cher, très cher.

[…] Posez-vous une question : qui s’exprimait ? Il y avait certes neuf partis, chacun dirigé par trois individus. Vingt-sept personnes s’exprimaient et discutaient. Vingt-sept personnes ayant les mêmes intérêts, intimement liées par les affaires politico-financières des bourgeoisies compradores, bureaucratiques et politiques et par leur rôle d’intermédiaires de quelques grandes sociétés commerciales étrangères. Vingt-sept individus liés par leur inféodation aux mêmes forces néocoloniales, qui parlaient de démocratie parce qu’ils contrôlaient neuf partis. N’importe quel Voltaïque vous dira que ces individus recevaient leurs fonds « électoraux » de l’étranger. Ils achetaient, très aisément d’ailleurs, les consciences à travers des notables, des féodaux et bien d’autres dignitaires du pays. Des millions de Voltaïques votaient sur ordre. Appelez cela comme vous voudrez ; pour moi, ce n’est pas la démocratie. » (2)

Autre argument contre la « démocratie libérale » : la temporalité du système électoral est celle de l’oligarchie. Elle est coupée des préoccupations quotidiennes des peuples, c’est-à-dire de la raison d’être de la délégation politique. C’est pourquoi elle conduit nécessairement à une sorte de castration politique qui rend les masses impuissantes lors des moments clés où elles ont besoin de s’exprimer sur la place publique et de participer activement dans le processus de changement social. Elle les empêche d’être les acteurs conscients de leur propre libération collective. Ce n’est pas simplement que l’élection soit un outil oligarchique, comme l’avait bien souligné Aristote. Plus grave, elle est incapable de prendre le pouls des peuples placés dans une situation d’extrême urgence. Dans une perspective révolutionnaire, la démocratie du calendrier électoral n’est donc pas une avancée sur la voie de la liberté. C’est le choix du surplace, du statu quo. Pour Sankara, « La démocratie est le peuple avec toutes ses potentialités et sa force. Le bulletin de vote et un appareil électoral ne signifient pas, par eux-mêmes, qu’il existe une démocratie. Ceux qui organisent des élections de temps à autre et ne se préoccupent du peuple qu’avant chaque acte électoral, n’ont pas un système réellement démocratique. Au contraire, là où le peuple peut dire chaque jour ce qu’il pense, il existe une véritable démocratie car il faut alors que chaque jour l’on mérite sa confiance. On ne peut concevoir la démocratie sans que le pouvoir, sous toutes ses formes, soit remis entre les mains du peuple ; le pouvoir économique, militaire, politique, le pouvoir social et culturel. » (3)

UNE EXPERIMENTATION DEMOCRATIQUE

Comment formaliser, mettre en place, donner vie à une démocratie dans la rigueur de son acception originelle ? Pour Sankara, il fallait d’abord refonder la politique nationale à partir de nouvelles valeurs dans lesquelles le peuple se reconnaîtrait. Burkina Faso, expression qui signifie littéralement « pays des hommes intègres », était le nom de ce projet. Il devint le nom officiel de son pays en 1984, en remplacement de la Haute-Volta, mot d’origine coloniale symbolisant tout ce contre quoi la Révolution devait s’opposer.

Pour combattre les dégâts de la culture voltaïque, culture néocoloniale par excellence, Sankara avait beaucoup misé sur la vertu des leaders. Sans des dirigeants honnêtes, soucieux de l’intérêt général et compétents, la flamme révolutionnaire ne pouvait être entretenue longtemps par les populations. Sankara avait compris cela. Les ressorts de son peuple avaient été cassés par plus de deux décennies de corruption, de gabegie et d’impunité au sommet de l’État. Malgré les différents changements intervenus au sein du personnel gouvernant, les comportements avaient toujours été les mêmes. Les Burkinabè n’étaient pas dupes. Il fallait donc les convaincre que pour une fois les choses ne seraient plus les mêmes. Pour atteindre cet objectif, les discours n’étaient d’aucun secours. Le succès de la révolution exigeait un changement de comportement que le peuple pût constater de lui-même. La pédagogie révolutionnaire impliquait donc ce que l’on appelle de nos jours le « leadership par l’exemple ». Sankara était un homme simple, modeste, généreux, travailleur et soucieux de l’intérêt collectif. Même ses détracteurs le lui reconnaissent. Ce sont ces dispositions éthiques qu’il souhaitait voir partager parmi les leaders de la Révolution.

Alors que la France vient récemment de rendre obligatoire la déclaration de patrimoine pour les membres du gouvernement, cela était d’ores et déjà acquis sous la Révolution burkinabè. Quand Sankara lista publiquement tous ses biens, les Burkinabè furent étonnés de constater qu’ils avaient devant eux le président le plus pauvre de la planète : un président qui ne gagnait que 138 000 FCFA par mois, moins donc que son épouse ; un président qui payait sa maison par crédit ; un président qui remettait dans les caisses de l’État tous les dons qu’il recevait ; un président qui était obligé de prendre des découverts bancaires pour aider des proches qui ne pouvaient s’imaginer un seul instant qu’il pût être impécunieux. L’intégrité était à ce prix.

Si les leaders devaient constamment rassurer leur peuple par un comportement irréprochable, ils devaient également travailler à mettre en place des institutions qui formalisent l’exercice de la souveraineté populaire. Se distanciant des logiques bureaucratiques et des logiques d’appareil, Sankara s’était appuyé sur les comités de défense de la révolution (CDR) qu’il considérait comme une « école de démocratie » (4) et les tribunaux populaires de la révolution, un instrument disait-il de « démocratie pour le peuple et contre les exploiteurs et les oppresseurs ». (5)

Sankara avait également compris que la démocratie ne peut être seulement une affaire de procédures. S’assembler, discuter et délibérer c’est bien. Mais cela ne suffit pas. Si elle ne permet pas la satisfaction des besoins basiques des populations, la démocratie risque d’être purement formelle et de voir sa légitimité mise en question. Créer la performance socioéconomique exigée des peuples est l’objet de tout programme politique démocratique. Réduire les inégalités sociales, allouer l’effort public dans les secteurs sociaux prioritaires et développer des modèles économiques alternatifs ont été trois principes majeurs du programme de la Révolution burkinabè.

L’administration étant le principal point de contact entre les citoyens et l’État, Sankara avait cherché à réformer l’administration de son pays pour la rendre plus efficace, plus transparente et plus économe en ressources. Ce qui passait par exemple par une revue des effectifs de la fonction publique. Afin de maximiser l’impact social des dépenses publiques, Sankara s’était mis dans les dispositions de corriger leur caractère inégalitaire (par exemple 30 000 fonctionnaires, soit moins de 0,5% de la population burkinabè, mobilisaient les deux tiers des dépenses de l’État, hors paiement de la dette). De manière volontariste, Sankara avait mis en place une politique de logement controversée : il avait déclaré la gratuité du loyer pendant un an. Les sommes économisées devaient permettre aux locataires de construire leur propre logement et de devenir propriétaire. Pour améliorer la situation sanitaire de son pays, Sankara avait encouragé la création de postes de santé sur toute l’étendue du territoire tout comme il avait initié des campagnes de vaccinations sur le mode commando, lesquelles lui avaient valu les félicitations de l’Organisation Mondiale de la Santé. Dans le domaine éducatif, grâce à une politique scolaire volontariste qui n’a pas manqué de faire l’objet de nombreuses critiques de par les enseignants notamment, il avait pu faire doubler les taux de scolarisation durant la période révolutionnaire. Dans la sphère familiale et dans l’administration, il s’était résolument inscrit dans la perspective de revaloriser le statut social des femmes. Sankara s’était aussi fait le promoteur d’un modèle économique alternatif basé sur le « produire, transformer et consommer Burkinabè » qui avait commencé à tenir ses promesses dans des domaines tels que l’industrie textile.

S’il fallait certes révolutionner les choses à l’intérieur, il fallait faire de même au niveau des relations internationales. Sankara était conscient des limites de la « démocratie dans un seul pays », cela au moins pour deux raisons. D’une part, une révolution isolée dans un petit pays pauvre a peu de chances de survivre au couperet de l’impérialisme. De l’autre, les pays de la périphérie ne pouvaient aspirer sortir du sous-développement dans lequel ils sont maintenus sans une action collective dissidente qui s’attaque aux principes et structures de l’ordre capitaliste mondial. C’est dans cette optique par exemple que Sankara avait demandé aux pays africains de refuser de payer leur dette extérieure.

Émancipation culturelle, émancipation politique, émancipation économique, autonomie géopolitique : tels sont les principaux axes du combat pour la démocratie dans la périphérie du système capitaliste. Combat dont la difficulté est malheureusement euphémisée par ceux qui croient en la magie du système électoral et ceux qui placent toutes leurs espérances dans un seul homme, dans une élite ou dans un parti politique.

LE PRIX DE LA LIBERTE

Comme pour donner un sens à la fin brutale de la Révolution burkinabè, on entend souvent dire : « Oui,…mais il a quand même fait des erreurs ». (6) Sankara a-t-il commis des erreurs qui justifient son assassinat et ceux d’une centaine d’autres à sa suite ? A-t-il commis des erreurs qui pèsent plus que tout ce qui a été accompli durant les quatre ans de la Révolution ? A-t-il commis des erreurs qui noient l’énorme espérance suscitée par le symbole qu’il incarnait et continue d’incarner auprès de générations d’Africains et d’Africaines ?

En réalité, on ne pouvait s’attendre à ce que Capitaine Sankara ne commît point d’erreur. Après tout, ce n’était qu’un être humain. Il n’a d’ailleurs jamais prétendu le contraire. En tant que révolutionnaire, il savait que le chemin vers l’émancipation et l’autonomie collectives est parsemé d’embûches. La solidarité et l’autocritique étaient les principaux viatiques de la Révolution. Sankara avait coutume de le répéter. Malheureusement, c’est ce qui a fait défaut. Le répondant aurait dû venir des forces et organisations de la Gauche qui n’ont pas toujours manifesté une volonté d’apporter des critiques constructives et de dialoguer en toute bonne foi sur la direction que la Révolution devait prendre.

La révolution est une entreprise collective et permanente. L’erreur proprement dite est de croire qu’un seul homme puisse la porter tout seul. Sankara a montré le chemin. Mais il n’a pas été suivi. L’échec, si échec il y a, n’est donc pas de son fait.

Montesquieu disait de la démocratie qu’elle ne se soutient que par la vertu. C’est le régime politique le plus difficile à préserver car il exige un travail et un sacrifice permanents de la part de tous les citoyens. Vingt-six ans après sa disparition, il semble que nous Africains n’ayons pas encore la volonté de payer le prix de notre liberté. Nous préférons ressasser les derniers dogmes à la mode du catéchisme libéral (comme la « bonne gouvernance ») ou attendre tranquillement le prochain messie qui nous sauvera de nos propres turpitudes. Attitudes qui expliquent que bien souvent nous avons les despotes que nous méritons, et non pas les hommes et femmes qu’il faut à la tête de nos États et gouvernements.

Il serait vain d’attendre la venue de nouveaux Sankara, de nouveaux Lumumba, de nouveaux Cabral, etc. Raisonner ainsi, c’est ne pas avoir saisi le message brutal que l’Histoire nous adresse. Plus que jamais, l’appropriation de leur héritage et l’accomplissement de leur vision reposent dans notre capacité à porter collectivement et au plus haut les nobles valeurs pour lesquelles ils ont accepté de se dévouer corps et âme. Thomas appelait ce chemin « démocratie révolutionnaire ».

CE TEXTE VOUS A ETE PROPOSE PAR PAMBAZUKA NEWS



** Ndongo Samba Sylla est chercheur à la Fondation Rosa Luxemburg. Il a coordonné le livre « Redécouvrir Sankara. Martyr de la liberté », Exchange & Dialogue, 2012.

NOTES

1) « Les Tribunaux populaires de la révolution » – discours prononcé le 3 janvier 1984.
2) « Douze heures avec Thomas Sankara » (Exclusif mensuel Afrique Asie 1983)
3) « Nous pouvons compter sur Cuba » – 1987
4) Conférence de presse de Thomas Sankara à l’issue du sommet France-Afrique de Vittel en octobre 1983.
5) « Les Tribunaux populaires de la révolution ».
6) Un exemple caricatural et d’une mauvaise foi sidérante est fourni par Blaise Compaoré : « Les régimes fermés, totalitaires et liberticides, ne finissent jamais bien. La révolution était une expérience historique unique, mais qui a montré ses limites », Jeune Afrique n°2700, octobre 2012, p.33.

Source : http://pambazuka.org/fr/category/features/89375

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