Sparadrap – Dragonnier un diptyque (deux pièces de théatre) de Eric Durnez

Présentation du projet

Au travers des relations qui vont se nouer et dénouer entre les personnages, au travers des conflits et de leurs résolutions, au travers des amitiés et des amours mis en danger, au travers des scénarii que tentent d’écrire les deux Antoine, mais le plus souvent en filigrane, c’est-à-dire sans démonstration ni discours, les histoires de Ouaga-Villejuif* touchent à des thèmes plus vastes que les simples trajectoires des personnages.

Elles les abordent sous forme de questionnements multiples. Où en sommes-nous de nos rapports avec « le sud »? Où en est « le sud » de ses rapports avec le « nord » ? Quelles traces ont laissé dans notre inconscient, dans nos comportements, dans nos réflexes, des décennies d’histoire coloniale? Comment échapper aux préjugés et aux images dans lesquels l’autre voudrait nous figer? Quel est le sens de la coopération? Comment le « Nord » dresse-t-il de véritables barricades politiques, militaires, administratives etc. pour se protéger du reste du monde? Comment les enjeux sanitaires -et notamment la question du sida et des traitements pharmaceutiques- cruciaux en Afrique, sont-ils traités par les « puissants »?

Le projet même de Ouaga-Villejuif sera au fond une manière de réfléchir à ces questions par le vivant de l’expérience théâtrale…

Eric Durnez

 

Une rencontre franco-burkinabè. Notre rencontre, presque fortuite, a provoqué l’envie de raconter ensemble, une histoire sur des thèmes mondialisés qui touchent nos deux pays, nos deux cultures de façons très différentes (immigration, accès aux soins, traditions, place de la femme…)

Nous avons décidé qu’il y aurait deux spectacles qui se répondent, deux points de vue, deux metteurs en scène, l’Africain et l’Européen ; avec des distributions issues des deux compagnies. Et la synthèse, si synthèse il y a, appartiendrait au spectateur…

Aujourd’hui, ces deux spectacles construits, pensés, puis écrits pour être joués ensemble,

vont se rencontrer.

Nous, nous avons beaucoup parlé, beaucoup confronté, beaucoup pris et appris, et c’est cela que nous espérons partager avec vous.

 

L’intrigue de Sparadrap

Sparadrap est le versant français du projet « Ouaga-Villejuif *  »

Antoine Fragonard vient de passer six mois au Burkina Faso, pour son projet de long métrage. Il en revient étrangement troublé. Ni Sylvia, ni Nicolas ne parviennent à lui faire dire ce qui s’est passé là-bas. Nicolas était en passe de boucler les financements de ce premier long métrage, mais Antoine a réécrit le scénario dès son retour. La nouvelle version laisse les producteurs sceptiques; Antoine ne veut pas transiger.

Nicolas, lui-même déjà emberlificoté dans des démêlés familiaux dignes d’une « série mexicaine », est poussé à bout par son ami. Arrive à l’improviste Antoine Traoré, qui avait accueilli Antoine Fragonard à Ouagadougou ; il s’installe chez le couple.

La tension entre les deux amis est palpable. Sylvia et Nicolas tentent d’obtenir des informations d’Antoine Traoré, en vain. L’atmosphère dans l’appartement transpire le mystère et ne s’arrange guère lorsque Félix, le « cousin » d’Antoine Traoré, débarque pour se faire héberger par Antoine et Sylvia…

 

L’intrigue de Dragonnier

Chronologiquement située en amont de Sparadrap, l’action se déroule au Burkina Faso, lors du séjour du cinéaste français Antoine Fragonard à Ouagadougou.

Versant africain du projet Ouaga-Villejuif *, la pièce se tient dans la cour du cinéaste burkinabé Antoine Traoré, comme un huis clos.

Débarquant au Burkina dans le cadre d’un projet de coopération culturelle, Antoine Fragonard est accueilli à Ouagadougou chez son ami Antoine Traoré, qu’il n’avait plus revu depuis leurs études de cinéma à Paris.

Aujourd’hui, Antoine Traoré est réalisateur professionnel mais n’étant pas « dans les petits papiers des ministres », il connaît des difficultés pour arriver à tourner son premier long-métrage. Il est marié avec Parfaite. Le cinéaste français perçoit très vite qu’un secret lie les deux époux. Cela le questionne et le trouble. Mais il ne peut quitter Ouagadougou… et le domicile de son ami… Antoine Traoré s’absente de plus en plus souvent, de jour comme de nuit. Parfaite se confie peu à peu à Antoine Fragonard. L’histoire se dévoile…

 

Présentation de la Compagnie Hercub’

La Compagnie Hercub’ est née en 1991 de la rencontre de trois comédiens : Michel Burstin, Bruno Rochette, Sylvie Rolland. Devenus directeurs artistiques de la Compagnie, ils élaborent ensemble les projets, choisissent les textes, adaptent les auteurs étrangers, mettent en scène et jouent dans leurs spectacles.

Attirés par la création de textes contemporains, ils travaillent avec des dramaturges peu connus, ou reconnus comme Israel Horovitz, auteur de leurs quatre premiers spectacles, dont Lebensraum (Espace Vital) qu’il a écrit pour la Compagnie. La Compagnie Hercub’ a été deux fois nommée pour le prix ADAMI, remis lors de la cérémonie des Molières 2005 et 2006.

Contact : Compagnie Hercub’ – 159 avenue de Paris – 94800 Villejuif – tel/fax +33 (0)1 42 11 94 57 – [email protected]

 

Fiche technique Sparadrap:

Auteur : Eric Dunez

Mise en scène : Michel BURSTIN

Distribution : Michel BURSTIN, Alain HÉMA, lldevert MÉDA, Bruno ROCHETTE, Sylvie ROLLAND

Création lumière : Stéphane GRAILLOT

Création musicale : Max VANDERVORST

Edition : Lansman Editeur, coll. « Nocturnes Théâtre », 2005, 57p

Production : Compagnie Hercub’ (France) et le Théâtre Eclair (Burkina Faso)

Co-producteurs : La Grange dîmière à Fresnes (Val-de-Marne), Centre Culturel du Brabant Wallon (Belgique), Centre Culturel Régional de Dinant (Belgique)

Soutiens : CITF ADAMI Conseil Général du Val de Marne, Ministère de la Culture et de la Communication, Fondation de France / Fondation la Ferthé

En partenariat avec Africultures Nelkin

Labels : UNESCO, Francofffonies

Le texte est disponible chez Edition Lansman Editeur, coll. « Nocturnes Théâtre », 2005, 57p

 

Fiche technique Dragonnier:

Auteur : Eric Dunez

Mise en scène : Ildevert MEDA

Distribution : Alain HÉMA, Bruno ROCHETTE, Amélie WABÉHI

Lumière : Stéphane GRAILLOT, Jean-Paul SARI

Scénographie : Papa KOUYATE

Production : Compagnie Hercub’ (France), et le Théâtre Eclair (Burkina Faso)

Co-producteurs : La Grange dîmière à Fresnes (Val-de-Marne), Centre Culturel du Brabant Wallon (Belgique)

Soutiens : CITF, Centre International du Théâtre de Ouagadougou (CITO), Conseil Général du Val de Marne, Fondation de France / Fondation la Ferthé

 

Nos Commentaires

Cette pièce devrait toucher tous ceux français ou burkinabés  qui entretiennent des relations d’amitié, au centre de l’intrigue, de la pièce au delà des différences culturelles. Mais au-delà, il aborde de multiples aspects comme la difficulté de vivre la création, celle de rassembler les moyens pour produire des films, les  inégalités Nord-Sud, la situation de la femme, le SIDA etc… autant de thème d’actualités.

On notera en particulier une longue tirade sur le rêve d’un des protagonistes, clandestin en France, qu’a constitué pour la jeunesse de son pays la période révolutionnaire pendant laquelle Sankara dirigeait le pays, mais aussi le récit poignant de son voyage en France dans la soute d’un avion.

Enfin alternant les situations comiques ou dramatiques, le jeu des acteurs permet que l’attention reste soutenue du spectacle malgré la longueur (2 fois 1h20, interrompu par un entracte). Il vaut mieux bien sur voir les pièces l’une à la suite de l’autre comme le permet la programmation car elles très étroitement liées. 

 

Presse 

Cahiers Nomades Radio France Internationale : « C’est une comédie grinçante écrite avec la plume caustique et alerte du dramaturge belge Eric Durnez… Cette pièce dévoile une vision assez percutante et éclairante sur les rapport entre l’Afrique et l’Occident, également entre les noirs et les blancs.» Sophie Ekoué

Strapontin « Le spectateur est captivé par les relations complexes qui relient ces cinq personnages. Abordant des sujets graves en matière d’économie, de savoir et de santé, ces acteurs plein d’énergie nous font passer un bon moment et réservent en fin de représentation une révélation qui troublera tous les spectateurs…» Fabrice Dartiguelonue

Le Parisien : « Cette pièce à suspens, à la fin inattendue, tend au spectateur un miroir dérangeant. Reçu cinq sur cinq. » Sandrine Martinez

 

Un dossier complet se trouve à l’adresse http://www.hercub.net/

 

 

 

 

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