Manifestations contre la vie chère, unité des sankararistes : Conférence de presse de l’UNIR/MS du 10 mars 2008


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Manifestations contre la vie chère, unité des sankararistes : Conférence de presse de l’UNIR/MS du 10 mars 2008

revue de presse
LUTTE CONTRE LA VIE CHERE : L’UNIR/MS exige un relèvement des salaires

Le Pays du 11 mars 2008 voir à http://www.lepays.bf/quotidien/barometre2.php?codeart=14974&numj=4073 

Le président de l’Union pour la renaissance, mouvement sankariste (UNIR/MS) a animé une conférence de presse le lundi 10 mars 2008 au siège du parti. Ce fut une occasion pour maître Bénéwendé Stanislas Sankara de donner la position de son parti sur certaines questions telles que l’unité des sankaristes, et, comme il fallait d’ailleurs s’y attendre, la cherté de la vie consécutive à la hausse des prix des denrées de première nécessite.
L’UNIR/MS, par la voix de son président, déplore et condamne les destructions des biens publics et privés lors des manifestations du 20 février 2008 à Bobo, Banfora et Ouahigouya, et du 28 février à Ouagadougou. Mais le parti, toujours selon Me Bénéwendé Stanislas Sankara, comprend la "légitime colère, sinon la révolte légitime", des manifestants. Cela parce "les populations sont fatiguées d’être chaque fois tournées en bourrique par le régime de Blaise Compaoré lors des différentes consultations, qu’elles soient électorales ou même dans le cadre d’un prétendu dialogue, comme c’est le cas aussi avec les syndicats que nous encourageons véhémentement dans leur lutte". Le peuple burkinabè a réellement faim, selon le parti de l’Oeuf. Et pendant ce temps, indique Me Sankara, "Monsieur Blaise Compaoré et son gouvernement préfèrent nous servir à la télévision nationale, une comédie sportive, comme pour dire qu’ils se moquent éperdument de la misère de notre peuple".

Redistribuer les fruits de la croissance dont on parle tant
l’UNIR/MS reconnaît que le contexte international est pour quelque chose dans l’évolution des prix des denrées de première nécessité, mais de l’avis du parti, "la politique du libéralisme sauvage pratiqué par le gouvernement en est la première cause profonde". Et les mesures prises par le Conseil des ministres du 27 février 2008, visant à réduire les prix, ne sont pas suffisantes, selon le parti sankariste, et demeurent largement en deçà des attentes des populations qui souhaitent voir améliorer leurs "conditions insupportables" de vie. En guise de solution à cette embarrassante problématique de la vie chère, Me Sankara et son parti ont fait des propositions de remèdes qui constituent, selon eux, "un défi indispensable pour une cohésion sociale et pour une meilleure rétribution de ces "fruits de la croissance dont on parle tant". Ainsi, le parti exige du gouvernement de la quatrième république, le relèvement du pouvoir d’achat des travailleurs par un relèvement conséquent des salaires. Le parti exige aussi le contrôle effectif des prix et la remise en activité de l’inspection des prix et la création de la Caisse de stabilisation des prix des produits agricoles (CSPPA) dont on élargirait les compétences aux principaux produits de première nécessité. Me Sankara invite par ailleurs le gouvernement à mener une "lutte sans merci contre l’impunité, et la corruption" même s’il demeure convaincu que ces fléaux sont la "sève nourricière du système de gouvernance créé par le pouvoir de la 4e république"
Abordant la question de l’unité des sankaristes, le président de l’UNIR/MS applaudit la naissance de l’Union des partis sankaristes (UPS), même s’il trouve que le congrès constitutif de cette coalition de partis politiques d’obédience sankariste a fait renaître le débat sur l’unité des sankaristes qu’il croyait définitivement clos, avec les travaux du symposium international Thomas Sankara, tenu en octobre dernier à Ouaga. Pour lui, l’UNIR/MS s’en tient à la feuille de route dégagée au terme dudit symposium.
D’autre part, Me Sankara a dénoncé les "interpellations sans fondements", des responsables de son parti à Bobo et à Yako, "sous le prétexte des manifestations contre la vie chère", de même que celle d’un leader politique, Nana Tibhault, président du RDP.
Par Paul-Miki ROAMBA

 


 

Me Bénéwendé Sankara à propos de l’UPS : "Nous ne sommes pas pour l’Union gâchis"

Source l’Observateur du 11 mars 2008 voir à http://www.lobservateur.bf/spip.php?article7770

Le phénomène de la vie chère, les casses des 20 et 28 février 2008 et ses conséquences, l’unité des sankaristes ont été, entre autres, les sujets débattus lors de la conférence de presse donnée par l’Union pour la renaissance/Mouvement sankariste (UNIR/MS) ce 10 mars 2008 à son siège sis aux 1200 logements.

 

Pour Me Sankara, nul besoin de chercher un quelconque manipulateur des sans-culottes qui ont déferlé les 20 et 28 février dernier à Bobo, à Banfora, à Ouahigouya et à Ouagadougou : il s’appelle FAIM : "La lutte pour le pain n’est pas une lutte partisane... quand on va acheter son pain, ce n’est pas avec une étiquette CDP, UNIR/MS, PAREN", a martelé le patron de l’UNIR/MS.

De ce fait, Me Sankara et ses partisans déplorent certes les destructions des biens publics et privés, mais comprennent "la légitime colère, sinon la révolte des populations, fatiguées d’être chaque fois tournées en bourrique par le régime de Blaise Compaoré...".

Pour l’UNIR/MS, ni les élections ni le dialogue syndical n’ont jamais amélioré les rapports avec le gouvernement. Me Sankara a déploré aussi "l’attitude de Blaise Compaoré et de son gouvernement qui préfèrent nous servir à la télévision nationale une comédie sportive comme pour dire qu’ils se moquent éperdument de la misère de notre peuple".

Selon l’UNIR/MS, le mouvement des militaires retraités, plus ces marches de février 2008, augurent un climat social des plus critiques au Faso.

Par ailleurs, l’UNIR/MS estime que les mesures prises par le gouvernement, relatives à la baisse du coût de certains produits (lait, riz...) sont insuffisantes, il faut en plus "un relèvement du pouvoir d’achat des travailleurs par un relèvement conséquent des salaires ainsi que le contrôle effectif des prix par la remise en activité de l’inspection des prix et par la création de la Caisse de stabilisation des prix des produits agricoles (CSPPA)".

De l’unité des sankaristes, l’UNIR/MS n’est pas contre, du reste comme aime à le rappeler Me Sankara, l’UNIR/MS est née d’union de partis. Cependant, si depuis le congrès constitutif de l’UPS ce débat a refait surface, il faut recentrer les choses et se référer au symposium international Thomas Sankara, tenu du 11 au 15 octobre 2007 à Ouaga.

Ce symposium avait campé le cadre d’une telle unité qui doit se faire sur la base d’un Code d’éthique sankariste, et d’une conceptualisation du sankarisme. "L’UNIR/MS s’en tient à cette feuille de route et se félicite de la naissance de l’UPS et de la jeunesse sankariste unie (JSU)".

Le parti a dénoncé l’arrestation de personnes lors des marches, notamment de certains de leurs camarades, libérés depuis lors, et exigé la relaxe également de Nana Tibo qui est un chef de parti. Il s’est dit préoccupé de la problématique de la méningite et de la dissolution de certains conseils municipaux et encore de l’apparition des milices.

A la question de savoir ce qu’il pense de la marche prévue le 15 mars prochain et si les partis politiques ne sont pas à la remorque des syndicats, Me Sankara dira, en brandissant le distinguo basique entre les deux entités : "Les syndicats ne visent pas le pouvoir d’Etat, les partis politiques, oui, mais entre les deux, c’est same figting" (même combat).

L’UNIR/MS qui semble rechigner à rejoindre l’UPS ne fait-elle pas le jeu de l’introuvable unité, forte de son implantation électorale ?

Pour ces sankaristes, il y a eu la CPS, et comme les "mêmes causes produisent les mêmes effets, il faut être prudent, car nous ne sommes pas prêts à revivre les mêmes erreurs". Pour l’UNIR/MS, il faut repartir sur des "fondamentaux clairs, sinon nous ne sommes pas pour l’union gâchis". Et Me Sankara d’affirmer en substance qu’il y a plusieurs socialistes, plusieurs libéraux ; alors pourquoi ne parle-t-on pas d’union chez eux, et c’est chez les sankaristes que le sujet revient constamment ?

En clair, Me Sankara souhaite qu’on fasse un bilan de la CPS, avant de se lancer dans cette union nouvelle. "On se donnera le temps qu’il faudra, mais on y arrivera", a-t-il affirmé. Car pour lui, toute cette procédure doit être passée au scanner de l’autocritique, un outil indispensable chez tout sankariste : "Que si des gens ont fauté, qu’ils le reconnaissent...". Sans l’apurement de ce contentieux, cette union reste à faire, si l’on en croit le patron du parti de l’œuf.

Z. Dieudonné Zoungrana

 


 

Lutte contre la vie chère au Faso : L’UNIR/MS exige le relèvement du pouvoir d’achat des travailleurs

Source Sidwaya du 11 mars 2008 voir à l’adresse http://www.sidwaya.bf/

L’Union pour la renaissance/Mouvement sankariste (UNIR/MS) a animé une conférence de presse, hier 10 mars 2008 à Ouagadougou sur l’actualité nationale. Ledit parti a estimé insuffisantes les mesures du gouvernement contre la vie chère au Burkina Faso. Sur la question de l’union des sankaristes, l’UNIR/MS pense que "l’unité ne doit pas être une obsession".

"Le Burkina Faso vit une situation des plus critiques au plan social. Cette situation qui couve nécessite des solutions appropriées". Cette déclaration est de Maître Bénéwendé Sankara, président de l’Union pour la renaissance/Mouvement sankariste (UNIR/MS) tenue le 10 mars 2008 à Ouagadougou au cours d’une conférence de presse sur la situation nationale. La vie chère, la question de l’unité des sankaristes et les réformes politiques annoncées par le président de l’Assemblée nationale, le 5 mars 2008 ont été au centre des débats du point de presse. Selon Me Sankara, les différentes manifestations "viennent nous confirmer que seule la faim manipule le peuple".
Il a poursuivi que tout en déplorant la destructions des biens publics et privés, "l’UNIR/MS comprend la légitime colère, sinon la révolte de nos populations". Dans cette dynamique, Bénéwendé Sankara appelle ses militants à renforcer la marche-meeting des syndicats prévue pour le 15 mars prochain. Le président de l’UNIR/MS a salué les mesures adoptées par le conseil des ministres du 27 février 2008 contre la vie chère. "Elles restent cependant en-deçà des attentes de nos populations et sont largement insuffisantes pour améliorer les conditions insupportables de vie que connaissent les Burkinabè", a indiqué Me Sankara. Aux grands maux, les grands remèdes, soutiennent les militants du parti de l’œuf. "C’est pourquoi l’UNIR/MS exige du gouvernement de la quatrième république, le relèvement du pouvoir d’achat des travailleurs par un relèvement conséquent des salaires ainsi que le contrôle effectif des prix par la remise en activité de l’inspection des prix", a souligné Maître Bénéwendé Sankara. A propos des dernières mesures du gouvernement sur la vie chère, les animateurs de la conférence de presse ont soutenu que "c’est bon, mais ce n’est pas arrivé. Il faut s’assurer d’abord que ces produits existent sur le marché". Selon eux, ces mesures vont entraîner des spéculations difficiles à contrôler.

"Le sankariste ne proclame pas son sankarisme"

L’UNIR/MS a "invité le gouvernement à mener une lutte sans merci contre l’impunité et la corruption, même si nous savons que ces fléaux sont la sève nourricière du système de gouvernement créé par le pouvoir de la IVe République". Sur la question de l’unité des sankaristes, Maître Sankara a déploré les grands déballages infantiles et inutiles. "Nous invitons plutôt chaque sankariste à la tâche car le sankariste ne proclame pas son sankarisme, il l’assume", a mentionné le président du parti de l’œuf. Il a indiqué que l’UNIR/MS reste conséquente dans sa démarche pour une unité saine des sankaristes et s’en tient à la feuille de route qui a été établie suite au symposium international Thomas Sankara tenu du 11 au 15 octobre 2007. L’UNIR/MS a félicité la naissance de l’Union des partis sankaristes (UPS) ainsi que celle de la Jeunesse sankariste unie (JSU). Les facilitateurs désignés pour l’unité des sankaristes ont été encouragés à poursuivre leur mission. "Toutefois, nous ne répétons jamais assez que l’unité des sankaristes ne doit pas être une obsession. Elle se conçoit avec le peuple qui la réalise de façon consciente autour du président Thomas Sankara et autour d’un objectif clairement affiché", a fait observé Maître Sankara. Ainsi, il a relevé que l’UNIR/MS réaffirme sa volonté d’aller à l’unité sur des bases clairement définies.
L’UNIR/MS ne met-elle pas son poids dans la balance à propos de l’union des sankaristes ? "Nous sommes prudents. Nous voulons bâtir l’unité sur des bases claires, solides et scientifiques. Nous sommes modestes à l’UNIR/MS, nous ne nous surestimons pas...", a répondu Me Sankara. "Unité autour de quoi et pourquoi" ? C’est la question que nous devons nous poser, a souligné Me Sankara. L’UNIR/MS a dénoncé les intimidations dont ont été l’objet leurs militants à Bobo-Dioulasso et à Yaka et invité à la libération de toutes les personnes arrêtées pour un apaisement global des esprits.

Ali TRAORE



 


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