Cette interview de Tiburce Koffi a été réalisée dans le cadre de la préparation de la présentation du roman Mémoire d’une tombe dont il est l’auteur Tiburce Koffi. La présentation de ce roman fortement inspiré de la vie de Thomas Sankata et de ses amis, mais en réalité bien différent est en ligne à l’adresse . Nous avons écrit : « Ce livre n’apparait-il pas, comme la reconstruction d’une histoire qui s’est réellement déroulée, et que l’on connait somme toute assez bien, pour reconstruire une autre histoire telle que l’imagine l’auteur ? N’y a-t-il pas danger d’un travestissement de la réalité, ce que l’on pourrait appeler une réécriture de l’histoire réelle, avec une arrière pensée politique dont l’un des objectifs serait entre autre la réhabilitation d’Houphouet Boigny dont l’auteur est un admirateur.  »

Bruno Jaffré


Dans une des interviews que j’ai lue de vous, vous dites que la révolution burkinabé est la vôtre et que vous y avez participé. Vous pouvez nous raconter?

T. K. : Il ne faut pas prendre l’expression à la lettre, si tant est que c’est effectivement ce que j’ai dit sur cette question. Il est bien évident que ce n’est pas moi qui ai fait la révolution burkinabèe. Cette expression signifie que la révolution burkinabè, que j’appelle « Révolution sankariste », rencontrait mes rêves, à cette époque. Je me l’étais approprié sur le plan idéologique et de manière onirique. C’est cependant vers la fin de l’année 1985 que je suis allé au Burkina. Je me suis imprégné de cette ambiance ‘‘révolutionnaire’’ ; et j’avoue qu’à cette époque, elle m’avait fait forte impression. Je peux même dire qu’elle m’avait fasciné. Je détiens encore sur moi, comme une somptueuse relique, ma dernière carte de militant sankariste sur laquelle est marquée ma cotisation. Elle date de 1993.

Vous faites aussi régulièrement l’apologie d’Houphouët-Boigny.

T. K. : Oui, je fais l’apologie de Félix Houphouët-Boigny, parce que j’en suis arrivé à comprendre mieux sa politique, après sa disparition. J’ai eu de la chance de voyager, beaucoup voyagé même, à travers l’Afrique et au-delà du continent africain. J’ai vu, observé, analysé. J’ai pris le temps d’évaluer ce que Houphouët a réalisé et apporté, non seulement à la Côte d’Ivoire, mais aussi et surtout à l’Afrique. J’ai comparé tout cela à ce que les autres chefs d’Etats africains ont fait dans leurs peuples respectifs. Mais j’ai surtout eu l’occasion de voir qu’après Houphouët, aucun dirigeant ivoirien n’a véritablement apporté des choses positives à la Côte d’Ivoire. L’état de délabrement actuel de mon pays suffit à vous éclairer sur cette question. Je suis, depuis juillet 2007, le porte-parole du Mouvemant pour le Néo-houphouétisme (MN.-H), créé à Abidjan, et dont je suis membre fondateur et même l’un des inspirateurs. Je suis donc bien placé pour vous parler de Félix Houphouët-Boigny. Mes camarades et moi avons décidé de réhabiliter sa Mémoire, sa pensée et son action politique. Aujourd’hui, plus qu’hier, et cela près de deux décennies après sa disparition, le peuple ivoirien se réclame de lui. Même Gbagbo, qui fut le plus farouche d’entre ses adversaires, avait fini par se réclamer de lui. Cela ne vous dit rien ?

Vous célébrez à la fois Sankara et Houphouët. Pourtant les rapports entre les deux ont été très conflictuels. Ne sont-ils pas dans des camps diamétralement opposés ?

T. K. : Oui, les rapports entre Houphouët et Sankara furent conflictuels. C’étaient là, des choses normales, car elles s’inscrivaient dans le cadre de leurs choix idéologiques respectifs qui étaient opposés, voire contradictoires. Houphouët se méfiait des discours dits révolutionnaires, qui lui paraissaient inutilement tempétueux, improductifs et inefficaces. Il regardait la révolution burkinabée d’un œil à la fois amusé et agacé. Je devine bien qu’il a dû se dire : « Mais qu’ont-ils à faire perdre tant de temps à leur peuple, ces jeunes gens ? » Et puis, ne l’oubliez pas, c’est Sankara qui a engagé les hostilités contre Houphouët en déclarant qu’il portera la révolution burkinabè au-delà des frontières du Burkina. Je ne vous apprends rien en vous disant que le Burkina fait frontière avec la Côte d’Ivoire. Et Houphouët avait compris ce message. Je ne vous apprends rien non plus en vous disant que les deux hommes ont eu une rencontre historique très fructueuse, à Yamoussoukro, en 1986, je crois ; Blaise était aussi de cette rencontre ; et, à ce que je sache, les dissensions entre ces jeunes révolutionnaires euphoriques et le président-patriarche Houphouët avaient été aplanies à l’issue de cette rencontre mémorable.

Il semble bien que Houphouët-Boigny ait participé à son élimination.

T. K. : Heureusement que vous avez dit ‘‘il semble’’ ; ce qui signifie que vous n’avez aucune preuve indiscutable de ce que vous avez avancé là. Mais parlons-nous franchement, Monsieur : j’ai eu l’occasion de voir, à Paris, en 2008 ou 2009, je crois, un documentaire sur Thomas Sankara (NDLR : il s’agit de « l’homme intègre) . Un bon documentaire, au demeurant. J’ai entendu, dans ce documentaire, Marie-Roger Biloa, je crois, affirmer avec une facilité déconcertante, que c’est Houphouët qui a fait tuer Sankara ! Vous-même, je crois aussi (mes souvenirs sont un peu brouillés), ou quelqu’un dans la salle, avait ajouté que c’est Houphouët qui avait mis Chantal Terrasson (qui deviendra plus tard Mme Compaoré) entre ‘‘les pattes’’ de Blaise, afin de conspirer contre Thomas !!! Excusez-moi, Monsieur, mais ces gens-là racontent n’importe quoi. Les conditions de la rencontre sentimentale entre Blaise Compaoré et Mlle Terrasson sont connues. Qu’est-ce que le grand Félix Houphouët-Boigny, appelé même « le sage de l’Afrique », qui avait mille et un problèmes importants à gérer, Houphouët qui était à la recherche du Prix Nobel de la Paix et qui faisait tout pour embellir son image de marque sur le plan mondial, qu’est-ce que donc, cet homme-là, aurait pu avoir à faire dans les histoire de drague d’un obscur sous-officier d’une armée d’un pays pauvre et naguère insignifiant comme la Volta-Volta ? Un jeune militaire, beau garçon, qui est tombé amoureux d’une jolie collégienne ivoirienne du nom de Chantal Terrasson ? Houphouët était-il un devin pour prévoir que ce beau jeune homme allait, un jour, devenir un haut personnage de la Haute-Volta, à l’issue d’un putsch qu’il aurait eu, lui Houphouët, à monter ? Enfin !!! Enfin !!! C’est grotesque, tout cela.
Et puis d’ailleurs, pour quelles raisons Houphouët aurait-il fait assassiner Sankara ? De quel poids politique, diplomatique, économique, pesaient réellement Thomas Sankara et le Burkina Faso de cette époque pour croire qu’ils pouvaient donner des frayeurs à la Côte d’Ivoire d’Houphouët-Boigny ? Que pouvait faire l’armée burkinabè de cette époque, contre la Côte d’Ivoire ? Rien, rien, et absolument rien. Si Houphouët n’a pas fait tuer Sékou Touré et Nkrumah, ses pires adversaires, voire ennemis des années 1960 à 1980, ce n’est pas Thomas Sankara, un freluquet politique, chef fauché d’un Etat misérable du Sahel, qui pouvait perturber son sommeil royal, au point qu’il ait juré la mort de ce jeune militaire exalté et somme toute, sympathique !!! Je vous en prie, quittez cette posture, car elle tombe dans le ridicule. Dans le documentaire que vous avez réalisé (NDLR : Nous n’avons pas réalisé de documentaire.. M. Tiburce Koffi parle du film de Robien Shuffield « L’homme intègre », il y a un passage lumineux qui nous éclaire d’ailleurs sur les conditions de la mort de Sankara. Dans ce passage, Thomas disait qu’il avait conscience des contradictions internes, très fortes, qui pesaient sur l’avenir de la révolution burkinabée ; il avait même l’intuition de son élimination ; et il avait ajouté, sur un ton tragique, qu’il n’y pouvait rien, et qu’il ne pouvait plus reculer car il estimait qu’il se trouvait dans la position d’un cycliste qui était arrivé sur une côte, et que donc, il n’avait plus d’autre choix que de pédaler, pédaler. Thomas Sankara a été éliminé par ses compagnons, à l’issue de contradictions internes de type antagoniques. Les marxistes nous ont appris que les contradictions de ce type se règlent toujours dans et par la violence. Dites-moi un peu, Monsieur : pourquoi, selon vous, n’y a–t-il pas eu de soulèvements populaires incontrôlés et incontrôlables à Ouaga, à l’annonce de sa mort ? Houphouët avait-il acheté aussi les consciences et l’âme de tout le peuple burkinabé au point qu’il ne se soit pas soulevé contre les putschistes qui venaient de tuer Sankara ? Je vous en prie, soyons sérieux sur cette question. Relisez la suite de « Sankara le rebelle », écrite par Sennen qui fut l’ami de Thomas. Il y est nettement écrit qu’Houphouët n’avait rien à voir avec l’élimination de Sankara. Et, croyez-moi, Sennen était très bien placé pour dire ces choses-là, lui qui avait pourtant soutenu, dans un premier temps, la thèse du complot ivoirien.

Vous dites aussi que ce roman « Mémoire d’une tombe » est inspiré d’une pièce de théâtre intitulé « La mémoire des tombes » qui a été jouée dès 1991. Pouvez-vous nous parler un peu plus de cette pièce?

T. K. : « La mémoire des tombes » est une pièce que j’ai écrite, en effet, en février 1987, lors de ma détention au camp militaire de Séguéla pour conspiration contre le régime d’Houphouët. J’y étais avec une dizaine de camarades enseignants syndicalistes frondeurs de ces années-là. Thomas avait été, entre temps, assassiné en octobre de cette même année. Je me trouvais en ce moment-là en prison, à Abidjan, dans un sous-sol de la Sûreté nationale. Et c’est en cellule que j’ai appris la terrible nouvelle, de la part d’un de nos geôliers qui avait, je m’en souviens, collé à une oreille, un petit poste transistor. Ca a été dur pour moi d’apprendre cette nouvelle. Et l’inspiration est venue de là. Mais je n’avais pas de papiers ni de stylo pour écrire le texte que je sentais alors bouillonner en moi. Et ce n’est qu’à Séguéla que j’ai pu avoir quelques moyens (papiers, stylo) pour accoucher de cette pièce que j’ai dû cacher pour ne pas qu’elle tombe entre les mains de nos geôliers. Un soldat de la 3è Compagnie, qui s’était pris d’amitié pour moi, a eu la gentillesse et la délicatesse d’avoir fait parvenir les épreuves à mon épouse, à Abidjan. Et elle les a bien conservées. Ce soldat est décédé, il y a une quinzaine d’années. Il a donné mes prénoms Jules-Tiburce à l’unique fils qu’il a eu. Ce dernier est mon filleul, et je m’occupe de lui. « La mémoire des tombes » est donc la matrice du roman « Mémoire d’une tombe » que je n’écrirai qu’en 2004, soit 17 années après. Les critiques littéraires avisés pourront d’ailleurs remarquer que de nombreux chapitres de ce roman sont des espèces de suites dialoguées (des textes dramatiques donc) qui éclipsent la narration qui, elle, est une des caractéristiques fondamentales du genre romanesque.

C’était donc du vivant d’Houphouët Boigny? A cette époque vous vous situez où dans l’échiquier politique ivoirien?

T. K. : Dans l’opposition, bien évidemment ; ou, pour être plus en conformité avec l’histoire de mon pays, dans le camp des conspirateurs, car nous étions sous le parti unique, et l’opposition était dans la clandestinité. Je ne comptais pas au nombre des figures emblématiques et fortes de cette opposition. Je n’étais qu’un militant exalté et fougueux, mais suffisamment trouble-fête pour le régime. Oui, je n’étais qu’un trublion, pas plus. Mais le président Houphouët, je crois, avait un peu le regard sur moi. Deux de ces hommes de mains, feu le Commissaire Drissa Toé et le célèbre Abdoulaye Diallo, entreprirent même de me « ramener à la maison », car toute ma famille milite au Pdci (le parti unique d’alors). J’étais, en quelque sorte, la brebis galeuse des Koffi.

Parlons de votre méthode de travail. Quels éléments aviez-vous à votre disposition sur la vie de Thomas Sankara lorsque vous avez écrit ce livre?

T. K. : D’abord une expérience visuelle : le climat de ces militaires en armes, qui paradaient dans Ouaga, les CDR (Comité de Défense de la Révolution) calqués sur le modèle cubain inspiré par Che Guevarra, les joutes oratoires, les articles de journaux, etc. J’avais lu aussi les deux livres de Sennen sur Thomas Sankara. Il y aussi toute cette littérature sur la révolution cubaine, notamment sur Che Guevarra, qui avait nourri et peuplé mes lectures quand j’étais étudiant et que je rêvais de révolutions et de toutes ces choses-là, contre la bourgeoisie, et qui participent de l’enthousiasme juvénile. Mais, et je tiens à le préciser, ce roman n’est pas l’histoire de Thomas Sankara ; la révolution sankariste l’a inspiré certes, mais il ne retrace pas, scientifiquement parlant, l’histoire de cette révolution.

Vous dites régulièrement que ce roman est inspiré de l’histoire de Thomas Sankara, pourtant l’histoire que vous racontez est tout autre. L’histoire que vous nous livrez est-elle ainsi parce que vous pensiez ne pas en savoir assez sur la vie réelle ou qu’est ce qui a présidé à votre choix?

T. K. : Non, l’histoire que je livre n’est pas tout autre. De quoi s’agit-il dans mon roman? C’est l’histoire de jeunes gens d’un pays pauvre d’Afrique sahélienne, que les hasards de la vie ont conduits à l’armée. Ils prennent conscience outre la pauvreté, de l’injustice sociale alentour, ainsi que de l’incompétence des dirigeants. Ces jeunes gens ont fait l’armée en Côte d’Ivoire, précisément à l’EFA, à Bouaké. Thomas et Blaise ont fait ce parcours-là. Dans mon roman, l’un d’entre eux a même épousé une Ivoirienne – on voit là qu’il s’agit de Blaise. Ces jeunes militaires font ensuite un coup d’Etat, et ils prennent le pouvoir, sous le sceau de la Révolution, pour créer « le pays des Hommes nouveaux » que le narrateur appelle « Sran-ouflê-dougou ». Ce « Pays des Hommes nouveaux », n’est-ce pas un clin d’œil au « Pays des hommes intègres ? » La capitale de ce pays imaginaire s’appelle Agaoud, qui est un peu l’anagramme diminuée de Ouagadougou. L’épouse du Numéro 1 de la révolution s’appelle Mimira. N’est-ce pas un clin d’œil à Mariam Sankara à qui d’ailleurs, ce roman est dédié ? Cette révolution prend du plomb dans l’aile et, à la suite de contradictions internes et très fortes, le N° 1 du régime (le Comité de la révolution ― un comité qui comprend quatre compagnons) est tué des mains du Numéro 2. Ca ne vous dit rien, ça ? N’est-ce pas, en gros, l’histoire de la ‘‘révolution sankariste ?’’. Vous voyez bien que les repères sont là, identifiables.
Non, Monsieur, j’en savais assez et même beaucoup, sur la vie de Thomas Sankara et sur la révolution burkinabé, quand j’écrivais ce texte. Mais le roman est une entreprise littéraire fondée sur l’imagination, et non un replâtrage prosaïque de la réalité ; c’est pourquoi j’ai usé d’artifices par moment, pour m’écarter de la réalité appauvrissante, afin de donner au texte narratif une dimension onirique que j’ai voulue très forte. Le tout fonctionne sur le double plan à la fois complémentaire et antinomique de la déconstruction et de la restitution, dans une espèce de puzzle dont le lecteur doit décrypter, par lui-même, la logique.

N’y a t’il pas un danger à clamer que vous avez voulu rendre hommage à Thomas Sankara alors que somme toute l’histoire que vous nous livrez est tout à fait différente?

T. K. : Je viens de vous montrer que la fable de mon roman est très loin d’être différente de l’histoire dont il s’inspire.

Voulez-vous rajouter quelque chose?

Oui. Je voudrais dire ceci aux camarades sankaristes et tous les thuriféraires de cette autre figure respectable des luttes de libération africaines qu’a été Thomas-Noël Sankara : tout comme eux, j’ai aimé ce révolutionnaire romantique, ce rêveur exalté qui a exprimé mes espérances de jeune révolté contre les injustices des riches. Je l’ai même idolâtré par moment ; mais je vous en prie, n’en faites pas un dieu crucifié par un Ponce Pilate nègre du nom d’Houphouët. Sankara a été tué par ses compagnons qui ne voulaient plus de lui. Un point, un trait. Et ce crime s’est fait avec la complicité du silence des enfants de ce pays du Sahel qui n’ont pas bougé !!! Pourquoi tenez-vous tant à rejeter sur les autres, les crimes commis par les uns ? N’infantilisez pas les Burkinabè, Monsieur. C’est un peuple mûr, fort et respectable. Ils ont, eux-mêmes, tué Thomas Sankara ; et ils savent pourquoi ils l’ont fait. Laissez l’âme d’Houphouët tranquille. Ne falsifiez pas outre mesure l’Histoire. Après tout, ce fut une histoire banale, comme toutes les histoires de révolution. Les révolutions ont toujours mangé leurs auteurs, c’est connu.

Un message aux lecteurs du site thomassankara.net?

Continuons d’entretenir la légende Sankara. C’est bon pour la construction des grands mythes qui génèrent les nations fortes. Mais le faisant, n’en détruisons pas d’autres, qui méritent, tous autant, d’être entretenus. Oui, il est regrettable que Blaise n’ait pas empêché l’élimination physique de Thomas ; mais je sais, pour avoir attentivement étudié cette question, que Mais peut-être que, placé devant le même choix, Thomas n’aurait pas pu, non plus, empêcher l’élimination physique de Blaise, même s’il ne la souhaitait pas. Je suis conscient que ces propos pourraient vous fâcher ; mais il est temps aussi pour tous, de (re) lire cette crise avec lucidité et non pas avec le fanatisme des entêtés. Pour ce qui me concerne, j’ai fait ma crise de jouvence. Thomas demeure certes mon héros, mais Blaise Compaoré n’est pas non plus mon ennemi. Et je reste convaincu qu’il a fait avancer, malgré tout, le Burkina Faso, ce pays que j’adore. Je souhaite à présent qu’il sache se retirer à temps. Il faut que ce qui vient d’arriver à Laurent Gbagbo lui serve d’exemple. Le temps est inéluctablement venu pour les sankaristes de reprendre le flambeau du combat pour la grandeur du Burkina Faso. Et Blaise devra se résoudre à lire ces signes des temps.

Interview réalisée par Bruno Jaffré

2 COMMENTAIRES

  1. Tiburce Koffi : « Ce n’est pas Thomas Sankara, un freluquet politique, chef fauché d’un Etat misérable du Sahel, qui pouvait perturber le sommeil royal d’Houphouet Boigny… au point qu’il ait juré sa mort… »
    Tiburce Koffi
    S’il y a une chose sur laquelle vous me rappelez une certaine posture déplorable que certains Africains prenaient à l’égard d’autres Africains, c’est bien votre allure hautaine et injurieuse envers mon Pays et mon defunt Président.
    Pour vous, Thomas Sankara a été  » un freluquet politique, chef fauché d’un Etat misérable du Sahel », nous prenons acte!
    Une chose est sure: vous êtes un opportuniste, plutôt qu’un houphouétiste convaincu, car le Vieux (paix à son âme) n’avait jamais, de son vivant, pu descendre dans un discours aussi outrageant envers ses pairs. Et tous ceux qui s’inspirent de lui sont, à coup sûr, propre d’une telle ignominie.

    Qui vivara verra!

    La Patrie ou la Mort, Nous Vaincrons!

  2. Un petit malin qui puise son fond de commerce dans les débats absurdes et oiseux dans l’outrecuidance et l’orgueil de pouvoir opposer un ton différent de la vérité. Les puschidtes du front populaire ont dit pire que lui pour se voir 27 ans après chasser comme des malpropres par la jeunesse sankariste consciente un 30 octobre. Ce koffi fait partie de ces larbins neocoloniaux formatés à l’école des grands mots français et humainement inutile à l’Afrique même dans le rôle du fou du village. Qu’il sache que qui s’attaque à l’honneur de Tom Sank finit toujours mal dans un enfer un jour d’octobre. Maudit soit il ce téméraire mécréant de la Renaissance africaine.

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