12 avril. Le Réseau « Justice pour Sankara justice pour l’Afrique » avec des familles de victimes et leurs soutiens rendent publique une adresse aux candidats au présidentielles et législatives françaises 2017 sous le titre « secret défense ou déraison d’État ».

On remarque que Mariam Sankaa, la veuve et la fille de Frédéric Kiemdé sont signataires de cette adresse, aux côtés de nombreuses autres personnalités, et que l’affaire Thomas Sankara y est évoqué.
Le texte de cette adresse est disponible à http://thomassankara.net/secret-defense-deraison-detat-adresse-aux-candidats-aux-elections-presidentielles-legislatives-francaises-de-2017/.
Il se conclut par : « C’est pourquoi, membres de familles de victimes d’assassinats, associations, chercheurs, journalistes, magistrats, avocats, nous avons décidé de nous regrouper pour interpeller les candidats aux élections présidentielle et législative.Ensemble nous leur demandons de s’engager pour que non seulement dans ces dossiers le secret défense n’entrave plus la justice et la vérité mais qu’en outre il s’engage sur le nécessaire contrôle par une juridiction indépendante de la notion et de l’usage du Secret Défense. »


7 avril à Milhau. Projection du film Capitaine Thomas Sankara
Le vendredi 7 avril, à 20h30, a eu lieu au cinéma de Millau la projection du film  » Capitaine Thomas Sankara  » de Christophe Cupelin. Cette soirée était organisée par des membres de Survie et Radio Larzac.
65 personnes étaient présentes.
 Après le film, un débat a eu lieu en présence de Gabriel Biba-Nkouka et Irenée Domboue , tous deux membres du Comité Thomas Sankara de Montpellier.
Le débat a principalement porté sur la situation actuelle au Burkina Faso et l’empreinte qu’y a laissée Thomas Sankara, dans la vie politique, économique et sociale du pays.
Des questions sur l’enquête concernant sa mort ont également été posées. Les réseaux Foccart et la Françafrique ont été évoqués, ainsi que la persistance du franc CFA, outil d’asservissement des pays africains francophones utilisé par l’Etat français.
La pétition concernant la levée du « secret défense » a circulé, signée par la majorité des personnes présentes.
Le public a également pu  déguster des pâtisseries et des boissons africaines préparées par Annie.
Philippe, de la librairie Plume était présent avec de nombreux ouvrages concernant Thomas Sankara, le colonialisme et la Françafrique.
Compte rendu réalisé par Paule Graouer (Survie Millau)

20 mars. Sur RFI Maitre Bénéwendé Sankara déclare : «Lever le secret-défense sur l’assassinat de Sankara, c’est grandir la France»

Maitre Bénéwendé Sankara à gauche

Extrait de sa déclaration « Cette déclassification va plutôt aller dans le sens de la grandeur de la France des libertés des droits de l’homme. Parce qu’il s’agit de laver tout soupçon qui pèse sur la France dans le cas de l’assassinat de Thomas Sankara. Moi je pense que lever le secret-défense, c’est grandir la France.

Des soupçons de complicité dans l’assassinat du président Thomas Sankara, car au lendemain du 15 octobre 1987, le nom de la France a été cité, le nom de certains Français a circulé et les soupçons de complicité pèsent sur eux. (…) Je serais plutôt enclin à croire que si la France cherche à protéger quel que individu ou quel que pays, c’est que elle a, elle-même, quelque chose à se reprocher à moins d’avoir un intérêt direct et certain dans l’assassinat du président Thomas Sankara, je ne vois pas en quoi elle chercherait vraiment à faire obstacle à la justice au Burkina Faso.

Si la France le faisait, il pourrait y avoir des conséquences très néfastes dans les relations entre la France et le Burkina Faso, dans les relations entre la France et les pays africains, dans les relations entre la France et tous les pays qui aujourd’hui sont d’accord avec le Burkina Faso pour exiger la vérité et la justice dans l’assassinat crapuleux du président Thomas Sankara.(…) Ce qui pourrait être un facteur de réconciliation, c’est lorsque la France lèvera le secret-défense, c’est-à-dire lever tout soupçon qui pèserait sur elle au sujet de l’assassinat du président Sankara. »

Source : http://www.rfi.fr/emission/20170320-lever-le-secret-defense-assassinat-sankara-est-grandir-france


16 mars. Rencontre entre le Balai citoyen, le député de la circonscription Pouria Amirshahi, et l’ambassadeur de France.

le Balai Citoyen rencontre l’ambassadeur de France et le député Pouria Amirshahi

La rencontre fait suite à une demande du député Pouria Amirshahi qui est venu accompagné de l’ambassadeur de France au siège de l’association.  Les membres du Balai citoyen en ont profité pour demander à l’ambassadeur d’informer les autorités françaises qu’ils souhaitaient que le commission rogatoire et la demande de levée du secret défense, demandés par le juge Yaméogo soit acceptés. L’ambassadeur en a pris acte tout en insistant sur le fait que c’était une thèse ridicule que de penser que la France serait impliquée. Les membres du Balai citoyen a répondu que cette demande était une raison plus que suffisante de libérer les archives.


15  Mars. Le député Pouria Amirshahi demande la levée du secret défense à propose de l’assassinat de Thomas Sankara

Il écrit notamment : « L’articulation entre la sûreté de l’Etat, le droit au respect de la vie privée et la possibilité pour la société de se saisir des enjeux historiques est une question majeure dans un pays démocratique. Cet équilibre doit être trouvé afin que les historiens soient en mesure de faire le travail et assurer ainsi que l’écriture de l’Histoire ne soit pas instrumentalisée par les enjeux politiciens. La France s’honorerait à aider la justice burkinabè. Je vous demande donc par la présente d’ouvrir les archives nationales concernant l’assassinat de Thomas Sankara« .

L’articulation entre la sûreté de l’Etat, le droit au respect de la vie privée et la possibilité pour la société de se saisir des enjeux historiques est une question majeure dans un pays démocratique. Cet équilibre doit être trouvé afin que les historiens soient en mesure de faire le travail et assurer ainsi que l’écriture de l’Histoire ne soit pas instrumentalisée par les enjeux politiciens.

La France s’honorerait à aider la justice burkinabè. Je vous demande donc par la présente d’ouvrir les archives nationales concernant l’assassinat de Thomas Sankara.

Voir http://www.pouriaamirshahi.fr/2017/03/18/affaire-sankara-je-demande-louverture-des-archives-francaises/


8 mars. Le sénateur Michel Billout questionne le gouvernement sur la réponse du gouvernement français à la commission rogatoire et la demande de levée du secret d

Par / 3 mars 2017

Question au gouvernement n° 25369 adressée à M. le ministre de la défense
À publier le : 09/03/2017

M. Michel Billout attire l’attention de M. le ministre de la défense sur l’assassinat de Thomas Sankara et les modalités de déclassement de différentes archives. Nombre de témoignages mettent en cause la France et ses services secrets dans cet assassinat. Selon ces témoignages une entreprise de déstabilisation aurait été organisée suivant des formes qui rappellent d’autres affaires comme celle qui a abouti à l’assassinat d’Henri Curiel.

Le juge d’instruction burkinabè chargé de l’enquête sur l’assassinat de Thomas Sankara a lancé une commission rogatoire et demandé la levée du secret défense en France en octobre 2016.

Une réponse négative à cette requête serait un mauvais signal envoyé en direction des pays africains et de leur jeunesse pour laquelle Thomas Sankara est désormais la référence, mais aussi vis-à-vis de la population française qui est en droit de savoir quel rôle a pu jouer la France par le passé. Plus généralement, il lui demande s’il ne faudrait pas que les anciennes archives gouvernementales et présidentielles ne soient pas privatisées par les intéressés mais versées dans leur ensemble aux archives nationales. Cela pourrait permettre également de faire la lumière sur d’autres événements graves et plus récents comme celui du bombardement des positions françaises de Bouaké en 2004, pour lequel trois anciens ministres français font depuis le 2 février 2016 l’objet d’une ordonnance en vue de la saisine de la commission des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR) et dans laquelle ils sont notamment accusés d’entrave à la justice au sujet de faits particulièrement graves.

source : http://michelbillout.fr/activite-des-senateurs/les-questions-au-gouvernement/article/assassinat-de-thomas-sankara


4 mars. Table ronde sur le thème « secret défense contre la justice et la vérité? » à Paris

De gauche à droite Pierre Yves Schneider, Mehdi Lallaoui, Elisabeth Borrel, Bruno Jaffré, Armelle Mabon, Henri Pouillot, Bachir Ben Barka © André Lucas

Devant une cinquantaine de personnes, les différents intervenants ont exposé parfois avec beaucoup d’émotion et de colère, leurs histoires en ce qui concerne les victimes, ou leurs engagements comment chercheurs ou militants qui les ont confronté à la raison et au mensonge d’État, au secret défense, au obstacles multiplies pour accéder aux archives, parfois même à des intimidations.
Mariam Sankara a envoyé un message de soutien.

On trouvera un compte rendu complet à https://blogs.mediapart.fr/bruno-jaffre/blog/270317/le-secret-defense-contre-la-verite-et-la-justice.

Ci-dessous la teneur des différentes interventions.
– Bruno Jaffré, animateur du réseau Justice pour Sankara, justice pour l’Afrique, auteur d’ouvrages sur Thomas Sankara, a fait le point sur l’affaire Sankara et la demande de levée du secret défense par un juge burkinabè
– Mehdi Lallaoui, réalisateur, président de Au nom de la mémoire, témoigné des blocages rencontrés lors de ses travaux sur le 17 octobre 1961 et les massacres de Sétif en mai 1945
– Henri Pouillot, Membre du Bureau Exécutif National du MRAP, du Bureau National de l’ARAC, Président de « Sortir du Colonialisme », Témoin de la Guerre de Libération de l’Algérie est intervenu sur les zones d’ombre de « l’affaire Maurice Audin »
– Armelle Mabon, historienne, a évoqué les obstructions à la manifestation de la vérité sur le massacre des ex-prisonniers de guerre tirailleurs »sénégalais » au camp de Thiaroye le 1er décembre 1944 et de la fraude scientifique au service d’un mensonge d’État
– François Graner, chercheur, auteur du livre Le sabre et la machette -officiers français et génocide tutsi a témoigné de ses travaux sur le génocide des Tutsis au Rwanda et des blocages qu’il rencontre pour obtenir des documents pourtant déclassifiés
– Bachir Ben Barka fera l' »historique » du secret-défense dans l’affaire Ben Barka et informera des dernières démarches judiciaires et autres.
– Elisabeth Borrel a raconté son combat pour connaitre la vérité sur l’assassinat de son mari, juge à Djibouti, que des réseaux franco-djiboutien ont tenté de faire passer pour un suicide, les différentes tentatives d’intimidation qu’elle a subies, se retrouvant en position d’accusée
– Pierre Yves Schneider des amis de Ghislaine Dupont et Claude Verlon a raconté le combat des amis de ces deux journalistes de RFI assassinés face aux manœuvres de l’État et des réseaux pour les empêcher de connaitre la vérité.

La table ronde était organisée par le « reseau justice pour Sankara justice pour l’Afrique » avec le comité de soutien à Elisabeth Borrel, l’institut fondation Ben Barka, SURVIE, sortir du colonialisme et au nom de la mémoire.

Une trentaine de signatures à la pétition ont été récoltées.


3 mars. Signatures à la pétition après la conférence gesticulée  « « A L’AIDE ! Ou comment j’ai arrêté de vouloir sauver l’Afrique » d’Antoine Souef

photo_conf_a__l_aide_1.jpgSamedi 3 mars 2017, à Massy (Essonne), l’association Echanges Massy Afrique, le CCFD – TErre solidaire et la mairie de Massy se sont associées pour accueillir la conférence gesticulée de Antoine Souef, de la coopérative du vent debout intitulée « A l’aide, ou comment j’ai arrêté de vouloir aider l’Afrique »

Une centaine de personnes de Massy et des alentours sont venu suivre ce spectacle où il est question d’aide internationale et de colonialisme.

La pétition demandant la levée du secret défense pour les archives concernant l’assassinat de Thomas Sankara a recueilli 21 signatures à la sortie.


1er février. Mariam Sankara écrit à François Hollande : « La poursuite des enquêtes m’oblige à revenir vers vous afin que vous interveniez pour que soient acceptées, la demande d’une commission rogatoire en France et la levée du secret défense sur l’assassinat du Président Thomas Sankara, comme vient de le demander le juge François Yaméogo« .

Lettre de Mariam Sankara à François Hollande lui demandant d’appuyer les demandes du juge Yaméogo, commission rogatoire et levée du secret défense

Le texte

Madame Mariam Sankara
c/o Monsieur Biba-Nkouka Gabriel
27, Rue Adam de Craponne
34000 Montpellier

Monsieur le Président de la République française
Palais de l’Elysée
55, Rue Faubourg Saint Honoré
75008 Paris

Monsieur le Président,

Au nom des familles des victimes du coup d’Etat perpétré par Blaise Compaoré le 15 Octobre 1987 au Burkina Faso,
Au nom de toutes les personnes indignées par ce crime odieux,
Et en mon nom propre,
Je viens solliciter votre soutien pour permettre à la justice burkinabè d’avancer dans l’examen du dossier de l’assassinat de Thomas Sankara, mon défunt époux.
Comme vous le savez, l’insurrection populaire des 30 et 31 Octobre 2014 au Burkina Faso, a installé un gouvernement de transition après avoir mis fin au régime anti-démocratique de Blaise Compaoré.
Cette nouvelle situation a encouragé et facilité  l’ouverture du dossier de justice sur cette affaire. Le juge nommé dans ce cadre a auditionné de nombreuses personnes au Burkina Faso et ailleurs.
Cependant, des zones d’ombre persistent quant aux complicités liées à ces assassinats tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Burkina Faso.
J’avais déjà attiré votre attention sur le fait que des articles de presse et de nombreux documentaires consacrés à mon époux évoquent l’éventualité de complicités françaises.
Dans le même sens, j’ai sollicité auprès du parlement français en juin 2015, la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin qu’elle fasse la lumière sur l’Affaire Sankara et ses compagnons assassinés. Ladite requête a également été appuyée par des parlementaires burkinabè.
La poursuite des enquêtes m’oblige à revenir vers vous afin que vous interveniez pour que soient acceptées, la demande d’une commission rogatoire en France et la levée du secret défense sur l’assassinat du Président Thomas Sankara, comme vient de le demander le juge François Yaméogo.
Une pétition soutenant ces demandes a d’ores et déjà reçu le soutien de près de 6000 signataires (voir http://thomassankara.net/petition-louverture-dune-enquete-parlementaire-parlement-francais-conditions-de-lassassinat-president-thomas-sankara-de-compagnons-4469/).
Cette levée permettrait non seulement de faire la lumière sur l’assassinat du Président Thomas Sankara et ses 12 compagnons, mais également d’aider la justice du Burkina à se prononcer en connaissance de cause.
Pour les familles qui vivent encore les séquelles de cette tragédie, il faut qu’émerge la vérité et que justice soit rendue dans cette affaire qui dure depuis 30 ans. Il s’agirait là d’un acte démocratique fort et un début de réparation psychologique à notre souffrance.
Les citoyens de nos pays respectifs et de par le monde veulent également que justice soit rendue et que celle-ci permette un nouveau départ non seulement entre Burkinabè mais également pour la transparence et le respect entre nos pays.
Monsieur le Président, je vous adresse cette requête tout en étant consciente de multiples obligations qui sont les vôtres. Malgré les contraintes de votre agenda, je vous serais très reconnaissante des mesures urgentes que vous voudriez bien prendre pour faciliter le travail de la justice burkinabè.
En vous remerciant d’avance de votre compréhension et de votre soutien, je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de ma haute et respectueuse considération.
Montpellier, le 01 février 2017

Mariam SANKARA


27 janvier. Le réseau « Justice pour Sankara justice pour l’Afrique » écrit aux députés à sénateurs  français

Aucun texte alternatif disponible.


18 janvier. Conférence sur le thème sur « Thomas Sankara et la révolution »  à musée du quai Branly  à Paris

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12 janvier 2017. Conférence de Bruno Jaffré sur le thème ‘Thomas Sankara et la Révolution » organisée par l’université populaire du quai Branly.

Plus de 260 personnes sont venus assister à la conférence  sur « Thomas Sankara et la révolution » organisée par l’université populaire du musée du quai Branly.

Durant cette conférence, Bruno Jaffré, après avoir expliqué ce que l’on sait à ce jour sur l’assassinat du Président du Faso, a évoqué les derniers développements de l’affaire Sankara et notamment la commission rogatoire et le demande de levée du secret défense à l’initiative du juge burkinabè chargé de l’enquête au Burkina.

De nombreuses personnes dans l’assistance ont pu poser des questions. Mais les organisateurs n’ont pas autorisé à faire circuler la pétition demandant LA LEVÉE DU SECRET DÉFENSE ET L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE PARLEMENTAIRE DU PARLEMENT FRANÇAIS SUR LES CONDITIONS DE L’ASSASSINAT DU PRÉSIDENT THOMAS SANKARA ET DE SES COMPAGNONS, nous privant ainsi de nombreuses signatures supplémentaires.


12 janvier 2017. Contre Sommet Françafric à Montreuil (93 France)

Bruno Jaffré donne les dernières interventions sur l'affaire Thomas Sankara
Contre sommet Françafric le 12 janvier à Paris

Quatre panels ont rassemblés une trentaine de journalistes ou militants français ou africains qui ont dénoncé une fois de plus la Françafrique.

Bruno Jaffré du réseau « Justice pour Thomas Sankara justice pour l’Afrique » a pu intervenir pour informer de l’état d’avancement du dossier Sankara. Il a par ailleurs appelé à faire pression sur le gouvernement notamment en signant la pétition demandant à la France d’accepter la commission rogatoire et la levée du secret défense comme l’a demandé le juge burkinabé chargé de l’affaire. Plusieurs dizaines de signatures ont pu être recueillies.

L’évènement était organisé par l’association SURVIE alors que le sommet France-Afrique se tenait à Bamako les 13 et 14 février.

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